TC Media - Marie-Hélène Paquin Le service de la formation continue du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue offre maintenant aux techniciens de se spécialiser en environnement minier, un métier d’avenir selon l’industrie.

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue est le premier au Québec, voire même au Canada, à offrir une formation technique spécialisée en environnement minier. L’Attestation d’études collégiales d’une durée d’un an sera offerte dès la rentrée de septembre.

Depuis plusieurs années déjà, le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue travaille à mettre sur pied une formation qui répondra aux besoins de l’industrie minière quant à l’environnement.

«Dans le programme de Technologies minérales, on forme des techniciens spécialisés en géologie, en exploitation et en minéralurgie», a spécifié Jovette Godbout, enseignante en Techniques de technologies minérales.

«Au moment où le programme a été conçu, on était à la fin des années 90. Les besoins en environnement minier n’étaient pas les mêmes et il y a très peu de place dans notre programme pour la spécialisation en environnement», a-t-elle souligné.  

L’industrie
Dans une ère où les préoccupations environnementales prennent plus de place que jamais, l’industrie minière a grandement besoin de techniciens spécialisés en environnement. «Pour nous, c’est un besoin flagrant et cette spécialité-là nous permettra d’aller chercher des gens qui ont déjà une compétence dans le domaine», a confirmé Sylvain Lortie, surintendant en environnement à la mine Westwood d’Iamgold.

«Le technicien en environnement pourra participer aux différentes phases d’un projet, tant au démarrage, dans les opérations minières que dans la restauration du site une fois les opérations terminées. Ça fait partie de nos modes de gestion aujourd’hui de mieux intégrer nos rejets dans nos opérations. Ce qui est bien dans cette formation spécialisée, c’est que l’environnement minier aura toujours sa place, même dans les fluctuations de marché», a avancé M. Lortie.

Le programme
L’Attestation d’études collégiales (AEC), qui viendra combler ce manque, sera d’une durée de 810 heures, soit l’équivalent d’un an à temps plein. Il s’adresse autant aux techniciens miniers qui voudraient se spécialiser en environnement qu’à d’autres techniciens, comme en génie civil, en traitement des eaux ou en chimie analytique, par exemple.

«Le programme est axé sur la pratique, c’est une formation technique, a précisé Jovette Godbout. Le travail d’un technicien, c’est de prendre des échantillons, de faire des rapports, de communiquer aux différents paliers. Plus de la moitié des heures seront consacrées à la formation en laboratoire et sur le terrain.»

International
Le Cégep souhaite, avec cette expertise, attirer des étudiants de partout au Québec, au Canada, et même du monde. «On espère attirer des gens de l’extérieur. On est les premiers au Québec et je ne pense pas que ça existe ailleurs au Canada non plus», a fait remarquer l’enseignante.

«Le service de la formation continue et des services internationaux du Cégep est bien établi et a de bonnes relations en Afrique, en Amérique du Sud, qui ont les mêmes besoins que nous en termes d’environnement minier. On espère pouvoir accueillir des gens d’ailleurs dans le monde aussi», a conclu Mme Godbout.

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