Tandis que la saison estivale touche à sa fin, le cœur n’y est pas toujours quand vient l’heure de reprendre le chemin du bureau. Deux experts ont exposé à Métro quelques conseils pour retrouver sa motivation au retour des vacances.

Pour Manon Blondin, coach de gestion, formatrice agréée et auteure, il importe de ne pas se jeter à corps perdu dans la montagne de travail en attente. «Quand on revient de vacances, c’est sûr que tout va vite. Vous avez manqué à votre monde, donc ils ont hâte que vous repreniez le collier. Mais commencez doucement. Donnez-vous de petits objectifs réalistes:
accomplir cette tâche 
aujourd’hui, terminer ce dossier d’ici la fin de la semaine, etc.» suggère-t-elle, soulignant la nécessité pour chacun de respecter son rythme.

D’après la coach, visualiser ses prochaines vacances peut également constituer une solution efficace. «Par exemple, les gens peuvent déjà préparer le congé de l’Action de grâce. Il n’est pas nécessaire d’attendre les vacances de décembre», 
rappelle Mme Blondin.

D’ici là, il est primordial de s’accorder des moments pour se ressourcer. «C’est bien d’intégrer au quotidien une petite demi-heure de vacances, de garder, pour ainsi dire, son beat vacances. Quand on rentre du travail le soir, c’est sûr qu’on a toute une discipline, comme les devoirs, etc., mais il ne faut pas trop s’enfermer dans cette routine. Il faut être capable d’en décrocher un peu et de s’accorder du bon temps», fait-elle valoir en 
faisant «l’éloge de la pause».

Ainsi, le fait d’éviter de ramener du travail à la maison au moins un soir par semaine, d’improviser une sortie au cinéma ou encore d’organiser une activité avec ses enfants sont autant d’exemples «de bulles qu’il faut essayer d’avoir pour reprendre son souffle» et ne pas se laisser submerger par le flot du quotidien.

Évaluer sa motivation 
pour la comprendre
«Essayer de se remotiver, c’est un faux débat, explique, Jacques Forest, psychologue organisationnel et conseiller en ressources humaines agréé. Ce sont davantage les conditions à l’intérieur desquelles on fait une tâche qui vont nous motiver, plutôt que la tâche comme telle. On aura beau crier à un plant de tomates de pousser plus vite, ça n’aura pas d’effet. Ce qu’il faut faire, c’est mettre en place des circonstances qui permettent au plant de tomates de devenir ce qu’il est naturellement», illustre M. Forest.

Le professeur titulaire à l’ESG UQAM estime qu’il importe de cerner ses forces et de s’en servir comme source de motivation. Pour les cibler, M. Forest recommande ainsi de remplir le questionnaire VIA – offert gratuitement – qui se base sur les 24 forces existantes et les ordonne de la moins présente à la plus présente chez chaque personne sondée.

Il suggère également de passer le test Multidimensional Work Motivation Scale, dont il est le co-auteur, et qui permet à chacun de mesurer où il se situe par rapport aux cinq grands types de motivation : le plaisir, le sens, l’orgueil, les récompenses et l’absence de motivation.

Selon M. Forest, l’établissement des sources de plaisir, mais également la recherche du sens et de l’incidence de notre travail sont autant de pistes qui peuvent nous aider à définir nos motivations et, de là, à laisser notre plein potentiel s’exprimer.

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