Getty Images/iStockphoto Pour vérifier sa réputation en ligne, un test consiste à se débrancher de son compte de réseau social pour voir l’information qui est publique.

L’image qu’on projette sur les réseaux sociaux peut avoir une influence positive et négative sur notre carrière. Comment peut-on entretenir sa réputation?

Près de 80 % des recruteurs font une vérification internet des candidats pendant le processus d’embauche. C’est ce qu’a révélé un sondage réalisé aux États-Unis par la firme Challenger, Gray & Christmas. Parmi ces recruteurs curieux, 58 % fouillent les médias sociaux et 14 % font une recherche Google du candidat.

Que faire, alors, quand un article ou une photo gênante sort dans les premiers résultats de recherche Google? «Tout dépend du site où l’information est diffusée, répond Martin Decelles, consultant en référencement SEO. Est-ce dans un grand média? Est-ce un article qui a été beaucoup lu et partagé? Quand la page a de la notoriété et que le site fait autorité, il est très difficile d’effacer un résultat de recherche.»

Tout de même, Martin Decelles n’est pas sans ressources. Quand il reçoit le mandat de «noyer» une information gênante, il commence par regarder la nature du contenu en question, ainsi que les mots clés qui y sont associés. «L’idée est de créer du contenu positif non seulement pour votre nom ou votre marque, mais aussi pour les mots clés qui y sont associés.»

Pour générer du contenu, la première étape est de créer un site web, idéalement hébergé sur un blogue privé. «Ainsi, on pourra faire indexer le contenu par Google.» Ensuite, on investit les plateformes sur lesquelles on peut exercer un contrôle sur le message : Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn, YouTube, Instagram, pour ne nommer que celles-là.

Pour vérifier sa réputation en ligne, un test simple consiste à se débrancher de son compte de réseau social pour voir l’information qui est publique. On supprimera tout information ou photo gênante.

Doit-on être ami Facebook avec son patron ou collègue?
Dans un sondage de la firme OfficeTeam réalisé en 2017, 71 % des travailleurs trouvaient «approprié» d’être ami Facebook avec un collègue. Les mœurs changent, tout compte fait, puisque 50 % des travailleurs donnaient la même réponse à cette question en 2014.

On assiste également à un dégel du côté des patrons : on est passé d’un taux d’approbation de 36 % en 2014 à un taux de 49 % en 2017, pour les demandes d’amitié Facebook provenant des employés.

«Interagir avec des collègues sur les médias sociaux peut permettre de bâtir des relations plus fortes, a déclaré Brandi Britton, présidente régionale de OfficeTeam, lors de la diffusion du sondage. Mais ça doit être fait avec précaution – vous ne voulez sans doute pas partager les mêmes choses avec vos amis du bureau qu’avec vos proches.»

Surtout, on ne doit pas se sentir obligé d’être ami Facebook avec tous les collègues du bureau, ajoute le communiqué de OfficeTeam. «Soyez sélectif. Si un collègue n’a que quelques amis Facebook au bureau, vous pourriez franchir une frontière en lui envoyant une invitation mal venue.»

De plus, si vous devez rejeter une demande d’amitié, ne le faites pas sans donner de raison : «Expliquez que vous préférez conserver votre compte Facebook pour un usage personnel. Mais il est parfois préférable d’accepter une demande plutôt que d’offenser la personne. Dans ce cas, modifiez vos paramètres de confidentialité pour contrôler l’information que la personne peut voir.»

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