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Le casse-tête du temps des Fêtes
 a commencé. Quels cadeaux offrir aux clients, aux patrons et aux employés, 
et comment ménager les sensibilités?

Tout d’abord, les cadeaux pour les patrons, on évite. «Notre cadeau, c’est de bien faire le travail!» s’exclame Julie Blais Comeau, conférencière et spécialiste de l’étiquette, qui souligne la mauvaise impression que la situation peut laisser planer, un peu comme si l’employé cherchait à obtenir une faveur. Par contre, donner un cadeau en équipe est mieux perçu. Dans ce cas-là, les suggestions ne manquent pas: un repas au restaurant, une nouvelle chaise de bureau… Ce qui importe, c’est d’inclure tous les employés dans le cadeau.

De son côté, le patron a toutefois intérêt à offrir un présent à ses employés tout en veillant à ne froisser aucun ego. À éviter, donc, les objets trop distincts d’un employé à l’autre. «On privilégiera une même écharpe pour chacun des employés, mais de couleur ou aux motifs différents, selon qu’on l’offre à Nadia ou à Jean-Paul», donne pour exemple Julie Blais Comeau.

Quant aux cadeaux qu’on s’offre entre collègues lors d’un échange de cadeaux, la règle d’or consiste à respecter le montant imposé. On ne voudrait pas passer pour un radin! Julie Blais Comeau inscrit sur la liste noire les cadeaux qui concernent le corps ou l’intimité. «Une carte-cadeau chez Victoria’s Secret, par exemple, ce n’est vraiment pas approprié.»

Malgré tout ce qu’on en dit, le cadeau, c’est bien, mais ce qui fait le plus plaisir, c’est le petit mot qui l’accompagne, souligne Julie Blais Comeau. Voilà une bien belle manière de montrer son appréciation en des termes plus sincères qu’un simple présent matériel. Une approche à retenir lorsque la folie des Fêtes occupera votre esprit!

Et le party?

Le party de bureau, quelle belle occasion de mettre sa réputation sur la corde raide! Dans un sondage commandé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines en 2015, près de la moitié des travailleurs interrogés ont dit avoir été témoins d’une situation dans laquelle un collègue ou un patron y a perdu de la crédibilité à leurs yeux.

«Le mot-clé dans “party de bureau”, c’est “bureau”», dit Julie Blais Comeau, conférencière sur l’étiquette. En cette ère de médias sociaux, l’image est facilement ternie, c’est pourquoi il vaut mieux garder au rancard les sujets de conversation corsés, ainsi que les tenues et les propos qui ne sont pas grand public.

On évite donc les sujets lourds comme la renégociation salariale. Autres sujets à éviter: la politique, l’argent, la religion, la culture, le sexe et le sport (un truc mnémotechnique: PARCSS). Cela fait beaucoup de tabous? «On s’en tient aux généralités pour ne pas susciter de trop fortes opinions», dit-elle.

Et si un sujet dérape, ramenez-le avec diplomatie sur des chemins plus doux. «Il faut répandre la joie!» Interroger les gens sur leurs vacances des Fêtes pourra subtilement faire dévier la conversation… et éviter les sourcils trop froncés.

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