L’Université du Québec à Montréal (UQAM) a lancé un baccalauréat en sciences naturelles appliquées à l’environnement, unique en son genre. Entretien avec Gilles Couture, professeur et directeur du Département des sciences de la Terre de l’UQAM.

Pourquoi avoir lancé un tel programme?

On y pensait depuis plusieurs années, au moins six ou sept ans. Il y a tellement de problèmes à régler… et ça sen va en empirant! On espère former des gens qui, à la fin de leur baccalauréat, seront au service des entreprises qui travaillent en environnement. On veut développer une véritable expertise, mettre sur pied de nouvelles méthodologies, etc. Après une formation générale en sciences naturelles en première année, les étudiants pourront se spécialiser en écologie, en sciences de la Terre ou en chimie de l’environnement.

Quelles sont les perspectives d’emploi?

Concrètement, on parle d’emplois dans le domaine de la décontamination des sols, par exemple. Ça peut aussi concerner le secteur des bâtiments, en vue de les rendre plus efficaces énergétiquement. Les gens sont de plus en plus avertis des enjeux environnementaux, et les entreprises ne peuvent plus l’ignorer. Ici, on a l’impression que c’est la voie de l’avenir.

Y a-t-il un volet pratique à cette formation?

Les étudiants pourront mettre en pratique leurs apprentissages dans le cadre de nombreux laboratoires en environnement où ils travailleront, par exemple, avec des panneaux solaires ou des éoliennes. Des sorties sur le terrain sont également prévues, notamment pour visiter des formations géologiques. On espère d’ailleurs augmenter le coté pratique, peut-être grâce à des stages. Propos recueillis par takwa Souissi

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