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Et si la mauvaise qualité du français écrit chez les jeunes Québécois ne dépendait en rien du texto?

C’est en tout cas la conclusion de deux chercheurs québécois qui affirment même que, bien utilisées, les technologies pourraient permettre à la langue écrite de reprendre du galon.

«On dit que le texto est le grand coupable de la mauvaise qualité du français écrit et c’est un mythe», affirme Thierry Karsenti, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. L’enquête menée auprès de 350 jeunes par son groupe de recherche lui a permis de constater que le langage utilisé en texto n’était pas le même que celui qu’utilisent les jeunes pour faire leurs travaux scolaires, tout cela en connaissance de cause.

«Le texto, ça fait partie du langage oral, ça va vite et ça transmet des émotions. Quand les jeunes font des travaux de français, ils changent de mode. Pour eux, il y a le mode texto et le mode travaux écrits en français.»

François Larose, de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, croit aussi que le texto n’est pas le grand coupable de la mauvaise qualité du français écrit chez les jeunes. Il rappelle que la France a mené de vastes enquêtes sur des dizaines de milliers d’élèves du secondaire et que les conclusions allaient toutes dans le sens des enquêtes menées depuis quelques années au Québec.

«Le problème se situe plutôt dans le fait que l’écrit est un médium de communication moins prisé par les jeunes», affirme le chercheur de Sherbrooke.

Thierry Karsenti prend soin de rappeler que le problème n’est pas nouveau, puisque la qualité du français écrit chez les jeunes préoccupe les chercheurs et les enseignants depuis une centaine d’années déjà au Québec. Il précise cependant que la grande utilisation du texto par les jeunes est un obstacle à la concentration.

Le chercheur de Montréal croit que la piètre qualité du français écrit chez les jeunes est un enjeu que la société tout entière doit porter.

François Larose ajoute que le texto pourrait être un outil à exploiter par les enseignants, en plus bien sûr de la bonne vieille méthode papier crayon.

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