Joan Sullivan/AQPER De nombreux postes sont à combler dans le domaine, par exemple des techniciens en maintenance éolienne

Qu’il soit à la recherche d’un emploi dans sa région ou d’un poste qui l’amènera à voyager, l’étudiant qui souhaite exercer un métier en accord avec sa conscience environnementale devrait s’intéresser au secteur des énergies renouvelables.

«Les possibilités sont beaucoup plus vastes qu’Hydro-Québec», assure Jean-François Samray, PDG de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER). «La plus grande usine de fabrication de pales éoliennes au monde, LM Windpower, est à Gaspé; Énergie Brookfield, de Gatineau, possède des milliards en actifs, et Boralex, dans le Centre-du-Québec, est maintenant le premier producteur privé d’éolien en France.» S’ajoutent à cela des dizaines d’entreprises spécialisées en biocarburants et en biogaz produits notamment à partir de déchets alimentaires et de résidus agricoles ou forestiers.

Le Columbia Institute, un groupe de réflexion de Vancouver, a estimé en juillet dernier que ce secteur pourrait créer jusqu’à 4 millions d’emplois directs au Canada d’ici 2050 et près de 20 millions d’emplois au total si on inclut les emplois indirects et reliés. Aucune donnée n’est actuellement disponible pour le Québec. «Les statisticiens spécialisés sont d’ailleurs très en demande, note M. Samray. Avec la gestion de la nouvelle économie du carbone, nous allons en avoir besoin, tout comme de gens en économie, en finances et en droit.» Les spécialisations s’y faisant encore rares, il suggère aux étudiants «de faire leurs travaux de session sur l’énergie et de suivre tous les cours offerts».

Ce conseil est tout aussi valable pour le «soutien administratif» des entreprises, par exemple la comptabilité, les ressources humaines et les communications, sans oublier la recherche de fonds. «C’est vraiment très important pour accroître la compétitivité et la faisabilité des projets énergétiques, rappelle le PDG de l’AQPER. Il faut trouver de nouveaux modèles d’affaires et de montages financiers qui tiennent compte des incitatifs des divers gouvernements.»

Le secteur offre des possibilités d’emploi intéressantes, notamment pour les techniciens en maintenance éolienne, les électriciens et les soudeurs, des métiers où il y a déjà des postes à pourvoir. Les professionnels des technologies de l’information sont également recherchés par les producteurs, qui ont besoin de gérer leur équipement et leurs banques de données, ainsi que par les entreprises qui se tournent vers les énergies renouvelables pour alimenter leurs serveurs informatiques.

Les occasions ne manquent pas non plus pour les ingénieurs et pour les chercheurs. «Que ce soit la transformation de la biomasse pour en faire des biocarburants, l’aérodynamisme des pales éoliennes, les matériaux avancés ou tout ce qui concerne le transport électrique, il y a énormément de solutions à développer», rappelle M. Samray.

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