Getty Images/iStockphoto Lorsque l’idée a mûri et semble commercialisable, le vrai travail commence.

L’idée géniale qui fera de vous un heureux président d’entreprise sommeille depuis quelque temps déjà? Vous mourez d’envie de communiquer vos plans d’entrepreneur? D’accord, mais qui pourrait bien vous conseiller? Puisque le beau-frère ou la tante ne sont pas toujours les meilleurs alliés, d’autres professionnels sauront vous guider.

Lancer son entreprise se fait une étape à la fois, et les alliés de l’entrepreneur varient tout au long du processus, estime Fabian Moreno, directeur du certificat en entrepreneuriat et en création d’entreprise à HEC Montréal.

S’écouter soi-même… 
et les autres entrepreneurs
À la première étape, celle qu’il nomme «exploration des idées», Fabian Moreno croit que l’entrepreneur potentiel doit confirmer son intuition non seulement en analysant les tendances pour s’assurer du bien-fondé de son idée mais aussi en s’écoutant lui-même. «Il doit confirmer sa véritable passion. C’est un vrai travail d’introspection», mentionne M. Moreno. À cette étape, les ressources qui lui sont utiles sont des entrepreneurs, toutes disciplines confondues. Il doit donc s’inspirer de leurs parcours respectifs pour mesurer son propre intérêt à s’engager sur la voie de l’entrepreneuriat.

Les clients potentiels
 et le mentor
Lorsque l’idée a mûri et semble commercialisable, le vrai travail commence. «Il faut alors parler aux clients potentiels. On veut sonder le terrain», dit Fabian Moreno, qui conseille de fréquenter les 5 à 7 et d’investir les médias sociaux. Or, estime-t-il, explorer le marché cible constitue la principale difficulté des entrepreneurs en herbe: en effet, il peut être difficile de confronter ses idées et de se rendre compte qu’elles ne sont pas aussi géniales qu’on le croyait. Mais il faut oser, insiste Fabian Moreno. «Les entrepreneurs en devenir croient qu’il faut avoir un produit final parfait avant de s’informer à propos des besoins des clients. C’est faux.»

Pour s’aider dans le processus, il propose de consulter des entrepreneurs présents dans l’écosystème visé et de s’en faire des alliés. «C’est à cette étape qu’on trouve un mentor ou un coach qui mettra l’idée à l’épreuve.»

Les spécialistes
Une fois confirmée la réceptivité du marché, on crée l’organisation. C’est là que le mentor ne suffit plus. Il doit référer son poulain aux spécialistes: fiscaliste, notaire, avocat, comptable. À ce propos, le comptable personnel n’est pas nécessairement la meilleure personne pour établir les états financiers d’une entreprise en construction. «L’entrepreneur devrait choisir un nouveau comptable, neutre, qui n’est pas influencé par une relation de confiance déjà établie», indique Fabian Moreno.

Finalement, parmi ces personnes incontournables pour lancer son entreprise (soi-même, l’entrepreneur d’expérience, le client potentiel, le mentor, le spécialiste), qu’en est-il de la tante ou du conjoint? Ces gens qui vous connaissent bien ont-ils voix au chapitre? «La famille aide à trouver l’énergie pour continuer et pour se faire dire les vraies affaires», confirme le spécialiste de l’entrepreneuriat. Mais gare à ceux qui voient en vous la recette miracle du succès. «Il faut savoir affronter l’optimiste en lui demandant pourquoi il vous croit capable», rappelle Fabian Moreno.

Lancer
 son entreprise
L’entrepreneur en herbe n’est pas dénué de recours lorsqu’il veut faire le grand saut dans le vide. Des mentors sont disponibles et prêts à aider au sein de divers réseaux. Pour plus d’information, Mentorat Québec ou le Réseau M proposent des jumelages avec des mentors.
Quant aux appuis plus techniques lors du lancement concret de l’entreprise, des avocats ou des comptables à prix modique se spécialisent dans les entreprises en démarrage.
De nombreuses informations pour bâtir son plan d’affaires se trouvent
également en ligne, particulièrement auprès d’institutions financières. Le site du Réseau Entreprises Canada fournit aussi de l’information très pertinente.
Si l’entrepreneur potentiel ne se sent pas l’âme d’un autodidacte, des cours avancés en entrepreneuriat sont offerts un peu partout, que ce soit à HEC Montréal, dont le programme du certificat a été mis à jour il y a un an, ou à l’université Bishop’s, classée au premier rang canadien pour sa culture entrepreneuriale en 2016.

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