Malgré une rude compétition avec le marché du travail, l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal augmente son taux d’inscription et maintient son taux de placement de 100 % en ce qui a trait à son baccalauréat en génie des technologies de l’information (TI). Au cours des derniers 12 mois, l’ÉTS a accueilli 57 nouveaux étudiants en TI, contre 47 en 2009. «Notre compétiteur, c’est le marché du travail, ex­plique François Coallier, directeur du développement technique et des services académiques à l’ÉTS, car les finissants des cégeps, avec une technique, sont prêts à travailler.»

Cool, les technos

Depuis environ six ans, l’ÉTS consacre beaucoup d’effort à son processus de recrutement d’étudiants. Elle réalise chaque année une tournée des cégeps et des écoles secondaires du Québec appelée «Cool, les technos», question de concurrencer le marché du travail. «Car il n’est pas facile de convaincre des techniciens de troquer un chèque de paie contre quatre années d’études supplémentaires pour devenir ingénieur, admet M. Coallier. Je n’influence pas leur choix, je leur montre ce qu’offre l’ÉTS, le potentiel, et je les laisse juger», poursuit-il.

Le programme de baccalauréat en TI forme des ingénieurs généralistes actifs dans un environnement d’affaires transactionnel où les technologies de l’information sont constamment utilisées. Les em­plois de l’informatique, du multimédia, des télécommunications, du jeu et de l’électronique font tous partie de l’industrie des TIC.

Pour être admis à ce programme, le candidat doit être titulaire d’un diplôme d’études collégiales (DEC)  dans un programme technique connexe ou l’équivalent (technologie de systèmes ordinés, techniques de l’informatique, techniques d’intégration multimédia) ou être titulaire d’un diplôme technique équivalent tel qu’établi par le comité d’admission de l’ÉTS.

Stages payants

Le baccalauréat en génie des TI comporte 13 cours généraux obligatoires totalisant 49 crédits au cours de la première année. Par la suite, les étudiants doivent réaliser chaque année, et ce, pendant trois ans, trois stages industriels rémunérés de quatre mois. En moyenne, l’étudiant en stage gagne 12 000 $ par année. «Ils vont y apprendre ce qu’on appelle des compétences douces : travailler en équipe, communiquer avec les clients et surtout se comporter adéquatement en  milieu de travail», note François Coallier.

Il faut suivre un cours complémentaire totalisant trois crédits pour obtenir le diplôme. Il s’agit d’un des cours suivants : Initiation aux projets internationaux d’ingénierie, Ergonomie et sécurité en milieu de travail, Gestion du personnel et relations industrielles et Entrepreneuriat et innovation.

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