Métro C’est un métier pour ceux qui aiment les sciences appliquées.

Qui s’assure que la crème à café contienne le bon pourcentage de matières grasses? Que les saucisses ne renferment aucune bactérie pathogène? Que les mets congelés plaisent autant à vos yeux qu’à votre palais? Les diplômés en technologie des procédés et de la qualité des aliments (TPQA), bien sûr.

«Les élèves qui s’inscrivent à ce programme aiment les sciences appliquées, affirme Nathalie Nadeau, enseignante et coordonnatrice du programme en TPQA au Collège régional de Lanaudière à Joliette. Or, en alimentation, on retrouve plusieurs applications concrètes de la science. On n’a qu’à penser à la crise de listériose qu’a vécue l’usine de Maple Leaf. Heureusement, ce genre de cas extrême est plutôt rare, mais le quotidien des diplômés en TPQA consiste tout de même à anticiper ou à résoudre des problèmes de ce genre.»

La formation, qui est également offerte par l’Institut de technologie alimentaire (campus de St-Hyacinthe ou de La Pocatière), s’étale sur trois ans. Bon an, mal an, une quarantaine d’élèves obtiennent un diplôme d’études collégiales en TPQA. Selon Mme Nadeau, c’est nettement insuffisant pour répondre à la demande.

Au Québec, la transformation des aliments est en effet l’un des secteurs manufacturiers les plus importants en termes d’emplois. Le taux de placement des diplômés est donc excellent et les débouchés, très variés. «Les plus manuels peuvent travailler en production, tandis que les scientifiques choisiront peut-être d’oeuvrer en inspection et en contrôle de la qualité. Quant à ceux qui ont un côté créatif, ils peuvent opter pour la recherche et le développement de nouveaux aliments», indique Nathalie Nadeau.

La formation en bref

  • La rémunération varie selon les secteurs et la taille de l’entreprise. D’après le document La relance au collégial en formation technique (produit par le ministère de l’Éducation du Québec), le salaire hebdomadaire brut moyen des nouveaux diplômés était de 710 $ en 2010.
  • Les finissants peuvent être embauchés par des usines agroalimentaires, des organismes d’inspection des aliments (comme le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, mieux connu sous le nom du MAPAQ) ou des laboratoires d’analyse alimentaire.
  • Les diplômés peuvent devenir membre de l’Ordre des technologues professionnels du Québec. Cette adhésion n’est cependant pas obligatoire.

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