Lorsqu’un gouvernement est élu, les 100 premiers jours de cette équipe seront souvent les plus importants et nous permettent de mesurer ses réalisations. Une probation qui en dira long sur la suite des choses. Qu’en est-il pour un travailleur ordinaire?

En vertu des articles 82 et 82.1 de la Loi sur les normes du travail, un employeur peut congédier un travailleur, sans préavis, à l’intérieur des trois premiers mois d’un nouvel emploi.

Plusieurs entreprises québécoises utilisent cette période à des fins d’évaluation et pour ainsi se protéger de tout salarié incompétent ou, tout simplement, qui ne ferait pas l’affaire.

Ce qu’il faut réussir
Plusieurs sites spécialisés dans le domaine de l’embauche, de l’emploi et de la gestion – Les Affaires, Jobboom, Monster, etc. —, posent quelques jalons vis-à-vis de ce qu’un employé devrait réussir lors de ses premiers pas dans son nouveau poste.

L’autonomie, la bonne intégration à l’équipe, la demande de rétroaction et la bonne communication seraient ainsi quelques éléments clés afin de passer à travers les 100 premiers jours avec succès.

Selon Denis Morin, professeur titulaire en gestion des ressources humaines à l’ÉSG-UQAM, l’employé en probation devrait en outre «démontrer ses compétences sur le plan de la qualité de son rendement, avoir la volonté de se surpasser au travail, développer une approche de collaboration avec ses collègues de travail et ses gestionnaires, attester d’un savoir-être exemplaire, bien comprendre les jeux politiques à l’intérieur de l’organisation et bien mesurer sa compatibilité (ses habiletés) avec les exigences de l’emploi et les valeurs organisationnelles».

Ne pas respecter ces règles du jeu pourrait faire échouer une probation, mais tout au long de cette période, «l’employeur doit appliquer les bonnes pratiques de gestion des ressources humaines afin d’intégrer et de fidéliser les meilleurs employés, et les conserver longtemps», conclut M. Morin.

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