collaboration spéciale Vincent Duchaine

Dans le cadre du concours Ça mérite d’être reconnu!, quatre chercheurs de la relève ont été honorés en novembre pour l’impact de leurs travaux sur la société. Il s’agit de la troisième édition de ce concours qui met en lumière le parcours de jeunes universitaires québécois talentueux. Désireux d’en apprendre plus sur leurs recherches qui ont le potentiel de rayonner à l’échelle internationale, Métro les a rencontrés.

CV
Nom : Vincent Duchaine
Âge : 33 ans
Formation : Doctorat en robotique, Université Laval (2009); postdoctorat, Université de Stanford (2010)
Domaine de recherche : Robotique
Occupation : Professeur à l’École de technologie supérieure
Catégorie : Sciences naturelles et génie (ex aequo)

Depuis quand vous intéressez-vous aux robots?
Enfant, j’avais deux centres d’intérêt : les robots et le karaté. Les robots ont d’abord été créés dans la littérature, et nous sommes encore loin de l’image projetée par les films de science-fiction. J’ai toujours voulu atteindre ce niveau d’interaction entre robots et humains.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos travaux de recherche?
Les robots industriels sont placés dans des cages cadenassées et peuvent être dangereux. Je travaille afin que les humains puissent travailler en coopération avec les robots. Je cherche à développer une peau artificielle capable de localiser les forces et faite de matériaux flexibles. Nous essayons également de créer une nouvelle prothèse de main qui permettrait d’éprouver des sensations.

Vous êtes aussi cofondateur de la compagnie Robotiq, qui commercialise des pinces robotiques adaptatives. Quelle est la mission de cette entreprise?
Nous cherchons à fournir des solutions de robotique de haut niveau, tout en rendant le domaine de la robotique plus accessible. Nous offrons des pinces qui s’adaptent à la forme des objets, à la manière de mains humaines. Certains clients doivent utiliser une dizaine de pinces pour une seule tâche, notamment dans le domaine automobile. Offrir une seule pince flexible diminue grandement les coûts. Nos produits sont vendus dans près de 25 pays, dont le Japon, la Corée du Sud et l’Allemagne.

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