Métro Bien qu’il puisse exercer ses fonctions auprès d’un gouvernement ou d’un organisme, le rapporteur judiciaire est souvent considéré comme un travailleur autonome.

C’est le bon moment d’entreprendre une carrière de rapporteur judiciaire.

Même si le travail est très spécialisé et fait appel à des technologies que peu de gens maîtrisent, ce domaine connaît une forte croissance. Il y a actuellement plus de postes à combler que de candidats disponibles. Mais avant de se lancer, il faut bien sûr suivre la bonne formation.

Pour devenir rapporteur judiciaire, il est essentiel de s’inscrire dans un programme d’études approprié. Au Québec, s’inscrire à l’École de sténographie judiciaire du Québec est un moyen sûr d’accéder à la profession. Le programme, d’une durée de deux ans, est sanctionné par une Attestation d’études collégiales. Une formation en transcription médicale permet d’acquérir des compétences similaires, mais il est préférable de se préparer plus spécifiquement à une carrière dans le milieu judiciaire si, bien sûr, c’est la voie que l’on souhaite emprunter.

Il est nécessaire de suivre une formation, notamment pour apprendre à utiliser la machine sténotype, un clavier spécial qui facilite l’écriture sténographique. «Au terme de la formation, explique Dan Winer, du Canadian Centre for Verbatim Studies, à Toronto, qui offre également la formation, il faut être en mesure d’écrire à l’aide de la sténotype à une vitesse de 160 mots par minute, avec un degré de précision de 95 %. Les étudiants qui souhaitent devenir rapporteurs en temps réel devront être capables d’écrire à une vitesse de 225 mots par minute, toujours avec un degré de précision de 95 %.»

Cela semble facile? Il faut savoir que le clavier de la sténotype ne ressemble en rien à un clavier d’ordinateur normal. Il exploite un système d’écriture phonétique et a beaucoup moins de touches qu’un clavier alphanumérique conventionnel. Le doigté est donc totalement différent. Le rapporteur judiciaire doit appuyer sur plusieurs touches à la fois afin de produire, d’un seul geste, des syllabes, des mots et des phrases. Un logiciel permet de traduire ensuite le résultat obtenu en un texte suivi.

Il est difficile de dire en quoi consiste la journée «normale» d’un rapporteur judiciaire, puisque celle-ci varie en fonction de ses engagements. Dan Winer souligne que la journée d’un rapporteur judiciaire peut commencer le matin par une déposition effectuée avant un procès, se poursuivre par quelques heures de temps libre mis à profit pour la révision d’une transcription et se terminer par un ou deux procès. «S’il n’a pas de procès prévu, le rapporteur peut effectuer du travail autonome, par exemple en transcrivant en temps réel des conférences de presse ou des émissions de télévision», affirme M. Winer.

Le travail de rapporteur judiciaire exige de nombreuses heures de saisie rapide et implique de demeurer assis durant de longues (parfois de très longues!) périodes. Il n’est pas rare non plus que le rapporteur soit appelé à voyager afin d’honorer des engagements : Dan Winer mentionne ainsi le cas de rapporteurs devant se rendre régulièrement à Ottawa pour travailler auprès de la Cour suprême ou encore celui d’un rapporteur judiciaire affecté à un procès se déroulant au Caire.

Où suivre la formation au Québec?
Au Québec, l’École de sténographie judiciaire du Québec est le principal centre de formation. Elle est reconnue par l’Association professionnelle des sténographes officiels du Québec.

Pour être rapporteur judiciaire au Québec, il faut obtenir un certificat de sténographe, délivré par le Comité sur la sténographie de l’APSOQ aux candidats qui réussissent l’examen de sténographie. Pour être admissible à l’examen, un candidat doit avoir en main un diplôme de l’École de sténographie judiciaire du Québec ou être titulaire d’un diplôme équivalent au DEC et détenir une attestation de formation en sténographie décernée par un organisme reconnu par l’APSOQ et avoir suivi (au minimum) le volet théorique du programme de formation de l’École de sténographie du Québec.

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