Daphné Caron/Urbania Florence-Léa Siry

Vous avez une vieille carcasse de poulet, un céleri tout ratatiné et un restant de patates pilées? Florence-Léa Siry, la cantinière de Chic frigo sans fric vous montre à faire un repas cinq services avec ça.

Qu’est-ce que c’est, Chic frigo sans fric?
C’est une cantine mobile qui se rend chez les gens pour leur apprendre à réduire leur facture d’épicerie en cuisinant avec ce qu’ils ont dans leur frigo.

Alors, tu fouilles dans leur frigo et tu leur offres des solutions?
Au début, je voulais faire ça, mais les gens sont plutôt réticents à ce que je vienne chez eux, alors je m’associe à des groupes de cuisine collective. Je leur montre qu’on peut faire 10 000 choses juste avec un poivron ou qu’on peut préparer une béchamel avec du gras de soupe.

Comment se fait-il que les gens ne sachent pas ça?
On est déconnectés de la manière dont se prépare la nourriture parce qu’on achète tout déjà prêt. Par exemple, les gens pensent que la pâte à tarte, c’est super compliqué à faire, mais au fond, c’est trois ingrédients.

Vous leur montrez que c’est facile?
Oui, mais j’ai appris qu’il ne fallait jamais dire qu’une recette était «facile», parce que si c’est facile pour moi, ça ne veut pas dire que ce l’est pour tout le monde, et ceux qui trouvent ça difficile se sentent niaiseux. Et puis, c’est exigeant, cuisiner. Les gens veulent profiter du plaisir de manger, mais ne veulent pas fournir l’effort nécessaire. Il faut du temps et de la créativité pour cuisiner avec des restants.

Toi, où trouves-tu tes idées?
Je suis cantinière sur des plateaux de tournage depuis l’âge de 14 ans. Parfois, on a un budget de moins de 5 $ par personne pour 3 repas et des collations. Il faut donc être hypercréatif pour trouver des solutions économiques. Moi, les contraintes budgétaires, ça stimule ma créativité.

Comment amènes-tu les gens à développer la leur?
Sur notre site internet, chicfrigosansfric.com, on propose 10 commandements. Par exemple, «Je laisse mon frigo me dicter quoi manger» ou «Avant de jeter, je me demande comment je peux transformer». Je dis aux gens de commencer par en suivre un, puis d’intégrer les autres.

Qui suit tes formations?
Ma clientèle, c’est les familles et les personnes en réinsertion sociale. Je leur montre que ça peut être valorisant de se faire cuire un œuf.

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