Yves Provencher/Métro Il est possible qu’un policier travaille sept jours de suite pour ensuite avoir sept jours de congé. L’ancienneté ne garantit pas de meilleurs horaires de travail.

CV

  • Nom : Pierre Luc Du Sablon
  • Formation : Techniques policières, Collège John Abbott, 2006 à 2008, puis 15 semaines à l’École nationale de police du Québec
  • Employeur au moment de l’entrevue : Service de police de la Ville de Montréal
  • Dans la profession depuis : 2010

Pourquoi avez-vous choisi la profession de policier?
J’avais toujours voulu devenir policier, mais lorsque mon grand frère, qui s’est essayé avant moi, a été refusé, ça m’a découragé et je me suis dirigé vers autre chose. Plus tard, je me suis fait un ami qui étudiait à Nicolet et il m’a convaincu de tenter ma chance. J’ai été accepté.

Quelles sont les principales tâches d’un policier?
Tous les policiers commencent en tant que patrouilleurs et sont affectés dans différents postes de quartier. À deux dans une voiture, on patrouille dans les rues en attendant les appels. Selon les interventions effectuées, nous devons rendre un rapport.

Quelles qualités un policier doit-il posséder?
Beaucoup d’autonomie et d’initiative, de leadership et de débrouillardise. Il faut aussi être bon en communication, savoir parler aux gens. Puis il faut être flexible avec les horaires de travail, qui varient beaucoup.

Quels aspects du travail préférez-vous?
L’absence de routine. Je ne sais jamais comment ma journée va se passer.

Quelles sont les points négatifs ou les difficultés liés à votre travail?
On voit parfois des choses très difficiles et il faut savoir gérer nos émotions; ce qui n’est pas toujours facile. Les horaires de travail peuvent également être conflictuels, surtout si tu es en couple et si tu as une famille.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui songe à devenir policier?
Je lui suggérerais de commencer par faire un stage d’observation, ce qui lui donnera une bonne idée du travail que fait un policier. Je lui dirais également de travailler très fort pour avoir de bons résultats scolaires, car c’est un milieu très contingenté. Finalement, je lui conseillerais de s’entraîner régulièrement pour être en bonne forme physique.

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Comment devenir policier?

Pour devenir policier, il faut être détenteur d’un DEC en techniques policières, en plus de réussir la formation de l’École nationale de police du Québec. En plus de ces deux diplômes, il faut avoir son permis de conduire de véhicule d’urgence 4A de la S.A.A.Q, son permis de port et utilisation d’une arme à feu ainsi que son certificat en secourisme-RCR (niveau premier répondant).

Le DEC en techniques policières, offert dans 12 établissements d’enseignement collégial du Québec, a une durée de 3 ans et est uniquement offert à temps plein. Davantage axé sur la théorie, les apprentissages vont des rôles et responsabilités de la police dans le système juridique aux interactions avec les communautés ethniques et culturelles en passant par les techniques de défense dans les combats de corps à corps et les techniques spécialisées de communication policière. Pour être admis dans ce programme d’études, il faut notamment réussir différents tests et examens (examen médical complet, test d’aptitudes physiques, test de personnalité, entrevue obligatoire).

Après le DEC, les candidats doivent faire une demande d’admission à l’École nationale de police du Québec, située à Nicolet. La formation en patrouille-gendarmerie dispensée dans cet établissement, d’une durée de 15 semaines à temps plein, est principalement axée sur la pratique grâce à des exercices, des mises en situation, des études de cas réels ou fictifs ainsi que des simulations avec des comédiens ou des bénévoles.

Diplômes en poche, les candidats devront ensuite se soumettre à une série de tests, selon les potentiels employeurs.

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