Métro Sur les réseaux sociaux, la transparence est le mot d’ordre.

En cette ère du 2.0, l’image que l’on souhaite projeter à un futur employeur ne se limite pas au traditionnel CV. Des conseils pour bien paraître sur les réseaux sociaux afin de présenter une image virtuelle positive… ou à tout le moins qui ne nuit pas!

Matthieu Degenève, recruteur pour Cima+ et initiateur de l’Œil du recruteur, un site web qui offre des conseils aux chercheurs d’emploi, est catégorique : «Surtout, il ne faut pas avoir un branding de “chercheur d’emploi”. C’est un piège, car c’est une étiquette qui colle longtemps et qui ne paraît pas particulièrement bien.»

Mais comme chercheur d’emploi, comment peut-on faire autrement? L’expert en ressources humaines explique : «Idéalement, il ne faut pas commencer son branding personnel qu’une fois qu’on a perdu son emploi et être actif dans notre réseau que pour demander de l’aide dans notre recherche. On aurait dû se positionner comme un expert dans son domaine, d’abord. Alors qu’on est en pleine recherche d’emploi, c’est déjà un peu tard.»

C’est en partageant des conseils et en offrant son aide qu’on se définit comme une personne ressource et une référence dans son secteur d’activités. «Les réseaux sociaux ne sont pas différents d’un 5 à 7 d’affaires : c’est du réseautage, et on doit réseauter avec une attitude généreuse. On offre, on donne, on partage, on s’investit, et au bout du compte, on finit par recevoir», explique Matthieu Degenève.

LinkedIn demeure l’outil privilégié par les recruteurs et les experts en ressources humaines. Alors que le CV est un document sommaire qui vise surtout à décrocher une entrevue, le compte LinkedIn doit être un bilan complet de toutes les expériences pertinentes de travail et de formation. Y omettre de l’information est très mal perçu, surtout que «l’oubli» peut être facilement décelé par un ancien collègue ou patron. En somme, le mot d’ordre selon Matthieu Degenève est «transparence».

Autre différence avec le CV : sur LinkedIn, la photo de profil est indispensable. On la choisit en fonction de son positionnement personnel, qu’on souhaite, en général, professionnel! Le recruteur conseille aussi d’avoir un profil bien rempli auquel on associe des mots clés pertinents. «Plus on met de mots clés, et des bons, plus notre profil a de chances d’être repéré par les recruteurs. Même chose si on met beaucoup d’information. On veut que ce soit notre compte LinkedIn qui se classe bien dans Google!»

Sur Facebook, il n’y a pas de mal à verrouiller son profil et à garder la plupart des informations personnelles privées. C’est une ligne des plus normales entre la vie professionnelle et la vie plus sociale, considère Matthieu Degenève. Toutefois, si on prévoit annoncer sa recherche d’emploi sur ce réseau – car après tout la famille et les cercles d’amis peuvent aider – un petit ménage de son profil s’impose!

Enfin, sur Twitter, on devrait principalement partager du contenu lié à notre branding personnel, mais non seulement réaffirmer ce positionnement en suivant les comptes de personnes qui sont des sources d’information riches dans notre domaine. Comme on y suit ce qui nous intéresse, il faut que nos actions collent bien à nos déclarations.

Partout, la langue doit être soignée. Un manque d’attention sur la forme nuit à la perception du fond, rien pour aider un positionnement solide de son image de marque personnelle.

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