Métro Durant la formation, les étudiants touchent à toute une gamme de matières, comme l’informatique, la mécanique ou encore le dessin. «Nous leur demandons de maîtriser le croquis à la main», précise Pierre Auger de l’École des métiers du Sud-Ouest.

Josée Laurendeau-QuesnelCV

  • Depuis 2012 : Technicienne conceptrice en électricité et instrumentation
  • 2004-2012 : Dessinatrice en électricité et instrumentation
  • Formation : DEP Dessin industriel à l’École des métiers du Sud-Ouest-de-Montréal (EMSOM), 2004
  • Employeur au moment de l’entrevue : Tetra Tech Industries
  • Dans la profession depuis : 2004

Pourquoi avez-vous choisi cette formation?
Je trouvais intéressant de pouvoir combiner ma passion du dessin et mon envie d’être sur les chantiers. J’ai toujours été attirée par le monde de la construction.

Quelles sont les principales tâches d’une technicienne conceptrice en électricité et instrumentation?
Chez Tetra Tech Industries, mon rôle est d’évaluer au niveau technique les demandes de clients, puis de concevoir divers projets dans le secteur industriel, plus précisément en pétrochimie. Je travaille en collaboration avec plusieurs professionnels, dont des ingénieurs et des chargés de projet, pour que les normes d’ingénierie, le contrôle de la qualité et les échéanciers soient respectés.

Quelles qualités doit-on posséder pour travailler dans ce domaine?
Il faut être observateur, minutieux, imaginatif et posséder un grand esprit d’équipe.

Quels aspects de votre travail préférez-vous?
Je travaille dans ce domaine depuis 10 ans, mais j’en apprends encore chaque jour. J’ai la chance d’être entourée de personnes expérimentées, dévouées et passionnées par leur métier! L’aspect que je préfère est le sentiment d’accomplissement que j’ai après chaque réalisation.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Nous devons souvent mener à terme plusieurs projets avec des échéanciers serrés. Il faut satisfaire chacun de nos clients, tout en respectant leurs normes et leurs standards.

Quels conseils donneriez-vous à une femme qui veut devenir techniciennr conconceptrice en électricité et instrumentation?
J’ai surtout un message à faire passer : le domaine de la construction ne s’adresse  pas seulement aux hommes! Nous possédons les mêmes qualités et pouvons réaliser de grands projets. Tout ce qui compte, c’est d’être déterminée et passionnée, le reste vient naturellement.

À la fine pointe de la technologie

Les passionnés de dessin qui souhaitent décrocher un emploi dans des domaines aussi variés que la fabrication mécanique ou industrielle, le génie-conseil, l’alimentation ou encore la construction pourraient bien trouver une carrière à leur mesure en décrochant un DEP en dessin industriel.

«À la fin du secondaire, je ne savais pas vers quelle formation m’orienter. C’est mon amour du dessin et mon intérêt pour le milieu de la construction qui m’ont menée à ce DEP», raconte Josée Laurendeau-Quesnel, aujourd’hui technicienne conceptrice en électricité et instrumentation chez Tetra Tech Industries.

«Nous offrons aux étudiants la possibilité d’intégrer le marché du travail avec des compétences technologiques à la fine pointe», explique Pierre Auger, enseignant au DEP en dessin industriel à l’École des métiers du Sud-Ouest de Montréal (EMSOM), un des quatre endroits où est offerte la formation à Montréal.

L’EMSOM a même fait l’acquisition d’une imprimante 3D. «Grâce à cet outil, on enlève l’étape de fabrication d’un prototype. Ça fascine les étudiants!, s’exclame M. Auger. En ce qui concerne le dessin assisté par ordinateur (DAO), en 2D et en 3D, nous nous efforçons également de renouveler nos logiciels.»

Durant la formation, les étudiants touchent aussi à toute une gamme de matières, comme l’informatique, la mécanique ou encore le dessin. «Nous leur demandons de maîtriser le croquis à la main pour qu’ils soient capables de l’expliquer aux clients et donc de répondre aux exigences des entreprises», précise M. Auger.

Au-delà des compétences demandées en mathématiques et la capacité de s’adapter aux nouvelles technologies, les élèves intéressés par cette formation doivent posséder un important souci du détail et de la patience pour produire des plans avec le moins d’erreurs possible et savoir y apporter des corrections au besoin.

«Les étudiants doivent être conscients que nous travaillons sur du virtuel pendant toute la formation. Ça ne paraît pas toujours concret. Et comme les domaines auxquels le DEP mène sont très variés, il y a beaucoup d’éléments à maîtriser, que ce soit au niveau des connaissances ou même des matériaux», insiste l’enseignant.

Cette formation attire une large clientèle. «Nos élèves ont de 16 à 77 ans!, continue-t-il. Et les deux générations se complètent bien, puisque l’une a une aisance en informatique, tandis que l’autre a déjà un bagage professionnel et un réseau de contacts.»

Faits saillants

  • Les perspectives d’emploi sont favorables dans l’ensemble du Québec et viennent principalement de la création d’emplois. Ils étaient 12 000 technologues et techniciens en dessin en 2011.
  • Le salaire moyen était de 41 000 $ en 2005, et le taux horaire a récemment été estimé entre 16 et 25,99 $.
  • Ces emplois sont occupés par des hommes à 74 %, dont la majorité ont moins de 45 ans.

Source : Emploi Québec

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