Métro Dans la réalité, ce que les autres pensent de vous peut faire toute une différence... en particulier lorsqu’il est question de carrière.

Avoir l’étiquette du «chiâleux» ou être considéré comme paresseux par ses pairs peut coûter un emploi dans certains milieux où «tout le monde se connaît».

Comment gérer votre réputation? En commençant par savoir ce qu’on pense de vous… Tenez-le-vous pour dit, vous avez une réputation professionnelle. Tout le monde en a une. Même les plus discrets (qui ont la réputation d’être… discrets).

Vous évoluez depuis quelque temps dans un secteur d’activité. Vous avez serré des mains, croisé des patrons, des collègues, des clients. Vous partagez vos photos de vacances sur Facebook et 208 personnes vous suivent sur Twitter. Tous ces gens qui composent votre cercle social ont potentiellement une opinion de vous. Bonne ou mauvaise.

Des bien-pensants vous ont peut-être déjà rebattu les oreilles en disant de cesser de vous préoccuper de ce que les autres pensent de vous. Hélas, dans la réalité, ce que les autres pensent de vous peut faire toute une différence… en particulier lorsqu’il est question de carrière.

Que savez-vous de votre réputation?

La réputation en ligne
En 2014, a-t-on encore besoin de dire que ce que vous publiez dans les réseaux sociaux influence les perceptions qu’on a de vous?

Un sondage commandé par la firme américaine ExecuNet en 2012 a montré que 90 % des recruteurs «googlaient» désormais le nom des candidats, et que plus de 70 % d’entre eux avaient décidé de ne pas embaucher un candidat en se basant sur ce qu’ils avaient découvert en ligne.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut généralement contrôler son «e-réputation». Chercheurs d’emploi, commencez par retirer de Facebook vos photos de partys trop arrosés. Tout de suite.
Cela dit, qu’en est-il de votre réputation hors réseaux sociaux?

Le sondage maison
Difficile de savoir ce qu’on pense de vous. Vous n’avez sans doute ni les moyens ni la notoriété d’une Véronique Cloutier, qui a commandé il y a quelques années un sondage pour savoir quelle perception avait le public à son égard.

Poser la question à des amis ou à des collègues  risque de ne pas vous fournir un diagnostic objectif de votre réputation. Personne ne voudra vous blesser.

Une suggestion : pourquoi ne pas demander à un ami digne de confiance de mener l’enquête pour vous, en promettant à votre entourage que leurs commentaires resteront anonymes? Offrez à cet ami le même service.

Si tout le monde vous considère comme une des sept plaies d’Égypte, vous le saurez. Il ne tiendra qu’à vous de corriger la situation.

Que faire de votre réputation?
Travaillez sur vos faiblesses. Tâchez de briser l’étiquette qui vous colle à la peau (si celle-ci ne vous ressemble plus). Insistez sur les qualités qui vous définissent vraiment.

Bien sûr, les perceptions ne changent pas du jour au lendemain. Malgré leur armée de faiseurs d’image, certains politiciens n’arrivent jamais à se défaire d’une étiquette.

Cela dit, comme une réputation professionnelle est un actif qui vaut son pesant d’or, mieux vaut vous y intéresser… et la soigner!

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L’effet de halo

Il y a un an, vous avez aidé un collègue aux prises avec un bogue informatique et depuis, vous êtes considéré comme LA personne-ressource lorsqu’un ordinateur plante inopinément. Tout à coup, on vous sollicite pour toute question plus ou moins reliée aux technologies.

On parle d’un effet de halo lorsqu’une première impression détermine les autres impressions (positives ou négatives) qu’on pourrait entretenir à votre égard. Dans un moment difficile, vous avez piqué une colère au bureau? Sans vous connaître, on pourrait croire que vous êtes intolérant, hargneux, toujours grognon. Et paf, vous voilà étiqueté.

C’est un problème quand cette étiquette ne vous ressemble pas.

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