Quand le verdict tombe et qu’une personne apprend qu’elle souffre d’une maladie grave, c’est tout son monde qui s’écroule. Mais parce que, lorsqu’on est malade, on tend à vouloir se sentir comme les autres, certaines personnes décident de ne pas arrêter de travailler.

«Souvent, la première chose que fait un médecin quand il apprend à une personne qu’elle souffre d’un cancer ou d’une autre maladie grave, c’est de lui signer un arrêt de travail, explique Mélanie Vachon, psychologue à l’Hôpital général de Montréal en soins palliatifs. Cependant, il y a plusieurs facteurs associés à la décision d’arrêter de travailler, ou non, quand on est malade. Cela dépend des symptômes physiques et psychologiques que l’on ressent, des traitements que l’on reçoit et de leurs effets secondaires, de la fréquence des visites qu’on a à faire à l’hôpital, etc. Par exemple, si quelqu’un doit faire de la chimiothérapie, il sera quasiment impossible pour lui de continuer à travailler. Le médecin va aussi avoir son mot à dire dans tout cela, car c’est lui qui est le plus au fait de l’état de santé de la personne.»

À cause de trop nombreuses variables, il n’existe pas vraiment de statistiques relatives au nombre exact de personnes qui arrêtent de travailler quand elles souffrent d’un cancer, par exemple, mais dans les faits, plusieurs «s’entêtent à travailler», affirme Mélanie Vachon.

«Les personnes qui s’entêtent sont souvent celles pour qui le travail est très important, souligne celle qui est également professeure au département de psychologie de l’UQAM. C’est une source de plaisir, un soutien social et une façon de s’accomplir pour elles. Mais il y a d’autres personnes pour qui travailler devient nécessaire parce qu’elles n’ont pas d’assurances et que la médication coûte très cher.»

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