Getty Images/iStockphoto Selon l’inventeur de la méthode, le Dr Anthony McAffrey, ce processus continu et dynamique peut générer jusqu’à 115 idées en 15 minutes, au lieu de 100 idées en 60 minutes pour les rainstormings.

Un groupe de gens réunis autour d’un tableau blanc y tracent graphiques, organigrammes, flè­ches et lignes. On appelle ça un brainswar­ming, ou comment trouver des idées sans attendre son tour pour parler.

Plusieurs d’entre nous l’ont vécu: après un remue-méninges d’une heure où un animateur a écrit sur un tableau toutes les idées des collègues les plus forts en gueule de l’équipe, on se retrouve au final devant une idée somme toute pas très intéressante. Tout ça pour ça?

Une nouvelle méthode pour trouver des idées en groupe vaut donc la peine d’être essayée le brainswarming. Une séance de brainswarming est plus silencieuse, car les gens écrivent leurs idées au lieu de les énoncer à tour de rôle. Puis le processus se poursuit une fois la séance terminée. Les participants peuvent revenir à tout moment établir des liens entre les idées lancées. Mais surtout, la méthode est terriblement efficace.

Une bonne séance de brainswarming se déroule en quelques étapes simples.

On cogite d’abord
On donne le problème à résoudre avant la rencontre: les participants ont le temps d’y penser seuls et sont ainsi plus susceptibles de trouver des idées fortes et porteuses. Dans les remue-méninges conventionnels, la première réelle bonne idée à surgir fait souvent office de locomotive entraînant les gens sur une seule voie, alors que tant d’autres peuvent être explorées. La méthode du brainswarming élimine ce risque et ouvre les horizons.

On définit le problème
Une fois tout le monde réuni, on donne en haut du tableau la nature du problème à résoudre, en l’exprimant de la façon la plus large possible afin de susciter le registre le plus vaste possible de solutions. Ainsi concrétisé, il devient un phare dans la nuit: on fait moins fausse route quand on ne perd pas de vue le problème de départ.

Tous au tableau!
Armé d’un crayon, chacun rédige ses suggestions en dessous du problème en créant une structure schématisée où les connexions et les croisements sont possibles. La règle est simple: comme dans les remue-méninges, on garde l’esprit ouvert. On enrichit les idées des autres, comme on critique les suggestions moins solides pour les amener ailleurs: le principe du «aucune idée n’est mauvaise» est justement… une mauvaise idée. Et le fait d’écrire au lieu de parler améliore considérablement l’efficacité du travail d’équipe: non seulement les gens sont plus concentrés sur l’objectif à atteindre, mais les idées leur viennent aussi plus aisément. Et c’est beaucoup plus rapide!

On trouve les meilleures idées
Au fur et à mesure que les idées surgissent et connec­tent entre elles, les meilleurs concepts deviennent apparents. Il revient alors à la personne responsable de mettre «fin» à la séance au moment où une solution lui convient. Ce n’est cependant jamais réellement terminé, puisque les participants peuvent revenir à loisir enrichir le tableau de leurs propositions.

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