Métro Faire d’un café son bureau permet à certains de travailler efficacement.

Beaucoup de pigistes aiment se rendre dans un café pour travailler, mais ignorent qu’il existe des règles non écrites pour respecter les lieux et l’entourage.

Le wi-fi a beau être gratuit, la politesse et le respect devraient également aller de soi envers ses collègues d’un après-midi! Si certains préfèrent le calme pour bien travailler, d’autres ont besoin d’un peu d’animation.

C’est le cas de Louis-Philippe Messier, un journaliste pigiste qui fréquente cinq cafés montréalais pour écrire ses articles ou faire des entrevues. «L’esprit humain a besoin d’un espace aéré ou d’un peu d’agitation pour pouvoir se concentrer», croit-il. Dans une étude publiée dans le Journal of Consumer Research, des chercheurs ont en effet démontré qu’un bruit ambiant d’intensité moyenne favorisait la créativité.

S’il adore travailler dans des cafés, Louis-Philippe Messier constate que les autres clients-travailleurs ne sont pas toujours respectueux envers les autres. «Il y a des gens qui passent leurs appels d’affaires comme s’ils étaient dans leur bureau, c’est-à-dire en parlant très fort, déplore-t-il. D’autres, comme moi, ont tendance à s’étaler sur plusieurs tables. Il faut savoir se restreindre si le café se remplit.»

Le jeune journaliste veille également à se présenter aux gérants ou aux serveurs des cafés qu’il visite. «Sans aller jusqu’à raconter ma vie, je leur explique ce que je fais, précise-t-il. Je trouve que c’est impoli de faire comme si on était un client lambda, de garder ses distances avec les propriétaires, alors qu’on est dans le café de 8h à 18h!» Même si ne c’est que pour deux ou trois heures, la démarche est toujours valable, ne serait-ce que sur le plan humain.

Faire d’un café son bureau permet de travailler efficacement, certes, mais permet également de rencontrer d’autres travailleurs qui deviennent parfois comme des collègues. Attention quand même à ne pas les déranger quand ils sont occupés. «Ce n’est pas parce que je suis dans un lieu public que je suis disponible, résume M. Messier. Avant d’aller parler à une personne, il faut s’assurer qu’elle n’est pas au téléphone ou qu’elle n’est pas en train de se dépêcher pour respecter une échéance serrée.»

La professionnelle en relations publiques Alison Kenney a regroupé quelques conseils en matière de «cafétiquette» sur le blogue lindsay­olson.com. Elle recommande notamment de consommer une boisson ou de la nourriture dans le café et non d’apporter son sandwich de l’extérieur. Nous sommes dans un commerce, après tout! Il faut aussi éviter de monopoliser les prises électriques et de télécharger des fichiers lourds qui utilisent beaucoup de bande passante et ralentissent ainsi la vites­se du réseau wi-fi pour les autres clients.

Pour les travailleurs autonomes qui souhaitent pouvoir s’étaler à leur aise, se déchausser sans gêne ou passer leurs appels sans déranger les autres, il est aujourd’hui possible de louer un bureau à l’heure. Grâce à Breather, un système de location d’espaces de travail fondé par le pigiste Julien Smith, on peut réserver une petite salle tranquille grâce à l’application du même nom. Trois bureaux sont actuellement disponibles à Mont­réal au tarif de 15$ l’heure, internet compris.

breather.com

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