Collaboration spéciale Pour Pascale Dufresne, pas question de se décréter coach, d’autant plus que «c’est malheureusement une profession dans laquelle on voit encore des gens s’improviser coachs», puisqu’elle n’est pas contrôlée.

Changer de carrière, changer de vie. Du rêve à la réalité, le pas à faire peut donner le vertige. Pour Pascale Dufresne, il a surtout été salutaire.

Pendant 18 ans, Pascale Dufresne a roulé en voiture de l’année, souvent reçu ses amis dans sa grande maison, voyagé et mangé au restaurant sans se poser de question. Jusqu’à ce que ses contradictions la rattrapent.

«Je travaillais à mon compte comme consultante pour la liberté que c’était censé me procurer. En réalité, je dépendais constamment de mes contrats. S’il y avait eu 58 semaines dans l’année, j’en aurais travaillé 58.» À l’aube de la quarantaine, le constat fait mal. Pascale a deux enfants qu’elle voit finalement peu et elle comprend qu’elle passe à côté de quelque chose. «Avant le changement, il y a eu l’inconfort», analyse-t-elle. Pas du genre à tergiverser, elle amorce rapidement une démarche de réorientation de carrière vers le coaching. Finies la maison de trois étages et les dépenses sans compter: Pascale délaisse l’opulence pour la simplicité et y gagne en qualité de vie.

Lorsqu’elle commence à lorgner du côté des formations, elle cherche ce qu’il y a de plus sérieux. «Je suis allée à l’école primaire et secondaire catholique, au collège militaire, puis à HEC. La rigueur et la discipline font partie de ce que je suis!» Mais pas question de se décréter coach, d’autant plus que «c’est malheureusement une profession dans laquelle on voit encore des gens s’improviser coachs», puisqu’elle n’est pas contrôlée. Diplômée d’une école reconnue par l’International Coaching Federation et appréciée par ses pairs, Pascale accompagne leaders d’entreprise et particuliers vers une meilleure gestion de la communication et des relations.

«J’ai géré des projets pendant des années. Ma formation et mon bagage professionnels initiaux me servent tous les jours.» Changer de carrière, pour Pascale, n’impliquait pas de faire table rase, mais plutôt d’opérer un habile transfert de compétences. L’alliance entre culture de la rectitude et approche introspective s’avère un heureux mariage, à en croire la sérénité du personnage.

«Il manquait du sens!»
Voilà ce que l’on entend souvent chez les personnes en quête de réorientation», constate Mathieu Guénette, directeur des services professionnels chez Brisson-Legris, entreprise montréalaise spécialisée en orientation et en gestion de carrière. Si le sentiment de ne pas s’accomplir arrive en tête des motivations, le désir d’améliorer son revenu et le besoin de stabilité sont aussi fréquemment invoqués.

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