Getty Images/Creatas RF Les firmes de recrutement doivent faire le «ménage», car elles veulent présenter des candidats «nets» à leurs clients.

Le PDG de Yahoo! a récemment démissionné après qu’on eut révélé qu’il avait un faux diplôme. Cette pratique de plus en plus répandue est devenue un vrai fléau.

La semaine dernière, le PDG de Yahoo!, Scott Thompson, s’est vu forcé de quitter son poste. Son CV faisait mention d’un faux diplôme en informatique. Si M. Thompson est une des personnes les plus haut placées à avoir été trouvées coupables de ce genre de délit, la pratique est répandue.

L’entreprise d’analyse Kroll indique que l’an dernier, 42 % des CV contenaient des «irrégularités». Cela représente une augmentation de 100 % par rapport à l’année précédente. En outre, le phénomène touche désormais un plus large éventail de domaines. Cette hausse a incité les firmes de recrutement à pousser plus loin leurs vérifications, car elles veulent présenter des candidats «nets» à leurs clients.

«Nous sommes tout à fait conscients de notre responsabilité quand vient le temps de valider les candidatures, indique le directeur général de Hays Recruitment, Charles Logan. Des techniques de référencement ont été mises sur pied.»

Directeur de la firme de recrutement Michael Page, Peter Istead croit pour sa part que «la capacité de faire des vérifications informelles» par l’entremise des réseaux sociaux est très utile pour les recruteurs. Mais l’éducation reste le domaine le plus souvent trafiqué, selon ce spécialiste.

Si un postulant donne de fausses informations pour obtenir un emploi, il s’expose à des poursuites, rappelle l’avocat en droit du travail Andrew Crisp. «Il s’agit d’une rupture de contrat, et un employeur pourrait exiger compensation, explique-t-il. Il peut même y avoir des conséquences au criminel si quelqu’un obtient un avantage financier grâce à la tricherie.»

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