Métro Il arrive souvent que des travailleurs autonomes connaissent d’importants creux durant leur carrière, particulièrement au début, où les contrats sont plus irréguliers.

L’abandon de son emploi pour devenir pigiste demande du courage, mais aussi beaucoup de préparation pour éviter que le saut de l’ange ne se transforme en descente aux enfers. Quelques stratégies pleines de bon sens pour ceux et celles qui se demandent comment y parvenir.

Attention aux frais de démarrage
Même si devenir pigiste n’entraîne pas des dépenses aussi importantes que celles engendrées pour démarrer une entreprise, comme la location d’un bureau ou l’achat d’un système informatique complexe, ce n’est pas gratuit non plus. On doit au moins débourser pour l’équipement et les logiciels nécessaires, le matériel promotionnel, comme les cartes professionnelles, et l’inscription aux associations utiles à son travail.

C’est le moment ou jamais
Certains se lancent dans le vide avant même d’avoir amassé un coussin ou d’avoir trouvé des clients. L’idéal demeure toutefois de se fixer des objectifs avant de faire le grand saut. Donnons-nous des objectifs précis. Par exemple, si nous pensons quitter notre emploi dans les six prochains mois, commençons tout de suite à prospecter, à réduire nos dépenses et à amasser de l’argent pour pouvoir survivre au «vide» financier qui nous attend au début de notre nouveau statut pigiste.

Couper dans le gras
Plus notre rythme de vie est élevé, plus nous nous mettons en situation précaire. Réduisons nos dépenses au minimum. Prenons des mesures draconiennes comme ne plus acheter de vêtements pour une année, user nos souliers, éviter les restaurants chers, etc. Cela peut sembler énorme, mais ce sacrifice en vaut la peine. Voyons-le plutôt comme l’investissement de base pour nous lancer en affaires.

Savoir compter
On doit impérativement comprendre nos dépenses à titre de travailleur autonome pour bien déterminer le montant dont nous avons besoin pour bien vivre. Si on gagnait 15$ l’heure à notre ancien emploi et que nous considérons que 30$ est bien rémunéré comme pigiste, n’oublions pas que nous avons beaucoup d’autres choses à payer. On doit calculer le coût des assurances, des impôts, des dépenses d’entreprise, et surtout, prévoir qu’on n’est pas payé pendant nos vacances ou en cas de maladie.

Prévoir un plan B
Il arrive souvent que des travailleurs autonomes connaissent d’importants creux durant leur carrière. Particulièrement au début, où les contrats sont plus irréguliers. Une bonne façon de ne pas manger nos bas pendant cette difficile période consiste à avoir un emploi à temps partiel qui nous permettra de gagner un revenu minimal qui nous soutiendra temporairement.

Se faire un coussin
On devrait avoir amassé assez d’argent pour pouvoir survivre six mois sans salaire. Si on n’y arrive pas, cela ne signifie pas qu’on devrait abandonner le projet, mais bien que sans revenu, on n’aura pas le choix de trouver un autre emploi.

Collaborer
Être pigiste peut être perçu comme un travail solitaire. Toutefois, tisser des liens avec d’autres personnes dans le même domaine nous permettra non seulement d’être recommandé lorsqu’on vivra une période creuse, mais aussi de sous-traiter du travail lorsqu’on en aura trop. C’est du donnant-donnant.

Une fois tous ces éléments pris en considération, c’est à nous de donner la poussée nécessaire pour voler de nos propres ailes.

Aussi dans Carrières :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!