collaboration spéciale

À cheval entre liberté et contraintes, un travailleur autonome est un entrepreneur.

Plusieurs clients à satisfaire, dates de tombée multiples, finances incertaines – la réalité est souvent à des années-lumière de la perception de départ! Pour éviter les nuits blanches et le surmenage, mieux vaut vous assurer que cette vie cadre avec votre personnalité. Êtes-vous en mesure de cocher oui à chacune des cinq qualités essentielles au succès du travailleur autonome?

Expert
«Celui qui réussit est un expert dans son domaine. Le client qui a un besoin précis pense à lui immédiatement, souligne Jean-Benoit Aubé, de SAJE accompagnateur d’entrepreneurs. Cette expertise lui permet d’être rapide, autonome, fiable et rentable pour l’organisme employeur. Il offre ainsi un travail de qualité et respecte les échéanciers.»

Selon Guy Bourgeois, président de l’Académie du travailleur autonome et conférencier, formateur et motivateur, l’entrepreneur à succès est une référence dans son secteur d’activité et, pour y arriver, il importe d’être non seulement passionné et expert dans son domaine, mais aussi de savoir se bâtir une confiance de millionnaire.

Créatif
«Le travailleur autonome crée non seulement un produit, un service ou un projet, mais il doit également s’adapter continuellement, trouver des solutions à des problèmes, tout en assurant un marketing efficace», remarque Guy Bourgeois.

Pour Jean-Benoit Aubé, la créativité réside également dans la capacité à trouver des astuces pour briser l’isolement, en combinant par exemple ses sorties avec le développement des affaires.

Vendeur
«L’aptitude à se vendre manque souvent aux travailleurs autonomes, fait remarquer Guy Bourgeois. Il est primordial d’acquérir de solides connaissances en vente pour éviter de négliger cet aspect parce qu’on consacre tout son temps à la gestion.»

Jean-Benoit Aubé abonde dans le même sens : sans vente, il n’y a pas d’entreprise! Il ajoute qu’entretenir son réseau et ses fournisseurs principaux, déceler les occasions d’affaires, de même que négocier dates de tombée et tarifs sont des éléments essentiels du travail autonome.

Discipliné
«L’entrepreneur doit pouvoir travailler et se motiver seul. Personne ne l’oblige à se lever le matin et il doit parfois travailler le soir et la fin de semaine», fait valoir M. Bourgeois, lui-même travailleur autonome depuis 1977. Le secret que révèle Jean-Benoit Aubé aux jeunes entrepreneurs qu’il rencontre pour les aider à s’assurer une bonne qualité de vie: être organisé tant dans sa structure que son espace de travail, qui doit être fonctionnel et permettre d’éliminer la procrastination. La rigueur sur le plan des suivis de satisfaction est également une action payante en fin de compte. Le client y voit un désir d’aider et de bien cerner le mandat et les besoins. Une relation de confiance peut ensuite s’installer.

Tolérant aux risques et au stress
«L’aspect financier apporte son lot de stress, tant dans les débuts que lors des périodes creuses, soutient Guy Bourgeois. Ça peut prendre de trois à cinq ans avant d’être rentable, et on y met plus d’heures qu’un salarié, souvent pour un salaire moindre.» L’acceptation de l’insécurité et la patience sont donc de mise.

Jean-Benoit Aubé renchérit: «La gestion du stress est constante, et le travailleur autonome doit être à l’aise avec des revenus et des charges de travail variables. Son succès dépend de sa capacité à trouver l’équilibre entre adaptabilité et perfectionnisme!»

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