Chantal Lévesque / Métro David Luong

David Luong est un jeune homme de 26 ans qui étudie en technologie de radiodiagnostic au Collège Ahuntsic.

Depuis presque 10 ans, il fait don de son temps pour partager avec les jeunes de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce sa grande passion pour le badminton.

C’est au Centre sportif Côte-des-Neiges qu’est né votre amour pour le badminton. Racontez-nous.
J’ai commencé à 14 ans, pour le plaisir. J’aimais beaucoup ça. À l’âge de 16 ans, c’est devenu un peu plus sérieux. J’ai commencé à aider mon entraîneur au centre sportif à préparer les cours et le gymnase. Au cégep, je me suis joint à l’équipe de badminton de mon collège (Ahuntsic) et j’ai commencé à faire des compétitions régionales, provinciales… Je n’ai jamais arrêté de m’impliquer bénévolement au centre sportif, où j’anime encore tous les jeudis soir le cours de badminton. Deux fois, j’ai amené la gang de jeunes aux Jeux de Montréal, une compétition multisport organisée par la Ville au Complexe sportif Claude-Robillard. L’événement rassemble les centres sportifs des différentes régions de Montréal. C’est une expérience vraiment le fun. C’est comme des petits Jeux olympiques.

Vous vous êtes aussi impliqué bénévolement en tant qu’entraîneur.
Oui, pendant sept ans. J’entraînais les jeunes de deux écoles secondaires et je les accompagnais dans les compétitions parascolaires. J’ai formé beaucoup d’athlètes, dont certains qui sont devenus champions québécois. Ils sont maintenant très, très forts! J’ai arrêté d’entraîner il y a deux ans, lorsque je suis devenu représentant à temps plein pour la marque Victor au Québec. Comme j’étudie en plus à temps plein, je n’arrivais pas à tout faire.

«Ne jamais abandonner, car tout est possible.» –David Luong, dont l’idole est le Chinois Lin Dan, le Roger Federer du badminton.

Qu’est-ce qui vous pousse à vous investir autant?
C’est vraiment l’amour de mon sport et le goût de le partager avec les jeunes. Et aussi mon entraîneur du Centre sportif Côte-des-Neiges. C’est lui qui m’a appris le badminton. Il m’a vraiment aidé et ne m’a jamais abandonné. Je voulais faire la même chose pour les autres. Quand j’étais jeune, le badminton était surtout un sport qu’on pouvait pratiquer de façon récréative dans mon quartier. C’était difficile de trouver des entraîneurs qui puissent nous amener plus loin, au niveau compétitif. Les gens pensaient que c’était un sport facile, ce qui n’est pas du tout le cas. Je voulais montrer aux jeunes ce que c’est vraiment, le badminton.

Qu’est-ce que ces expériences vous apportent?
C’est gratifiant. En tant qu’entraîneur, ce l’était surtout à la fin de l’année quand les jeunes atteignaient leurs buts. Ils avaient travaillé fort, mais ils l’avaient, leur médaille. Même ceux qui ne gagnent pas, c’est quelque chose de voir leur progression. Ce sont des expériences qui font du bien.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

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