collaboration spéciale D’un orange très voyant, le bus du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du centre-ville, qui a connu un franc succès l’an dernier, récidive jusqu’au mois d’octobre.

Si vous n’allez pas à l’emploi, l’emploi ira à vous. C’est la mission que s’est donnée le guichet d’emploi Roulo-Boulo qui sillonne le centre-ville de Montréal pour aider les jeunes de 16 à 35 ans à trouver un travail.

D’un orange très voyant, le bus du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) local, qui a connu un franc succès l’an dernier, récidive jusqu’au mois d’octobre cette année et se trouve à des endroits stratégiques de la ville fréquentés par les étudiants, à différents moments de la semaine.

Besoin de faire réviser son CV et sa lettre de présentation? Nul besoin de prendre un rendez-vous. «On vise vraiment l’instant présent», explique Émilie Ouellet, chargée de projet de Roulo-Boulo. Vous n’avez qu’à localiser le bus grâce à l’application mobile ou à consulter l’horaire sur la page Facebook.

Outre la révision de CV, qui est un service très populaire, vous pouvez obtenir des conseils sur la façon de réseauter, d’utiliser Linked-In et d’être coaché pour les entrevues. «Nous invitons aussi des employeurs à bord qui sont en campagne de recrutement, souligne Émilie Ouellet. Les gens peuvent leur soumettre directement leur candidature.» Des offres d’emploi sont également affichées sur un écran extérieur, sur Facebook et sur l’application mobile.

Une fois sur place, on peut remplir un questionnaire sur ses aptitudes en moins de 20 minutes. Les utilisateurs reçoivent directement par courriel le rapport de leurs résultats. Les animateurs passent aussi en revue la grille finale pour relever les points importants quant à leurs objectifs d’emploi.

En plus des animateurs, des intervenants jeunesse font parfois partie de «l’équipage» à des emplacements précis, notamment à la station de métro Beaudry, afin d’offrir une approche différente à une clientèle qui fait face à plus d’obstacles à l’emploi.

Même si le bus partage son temps en trois jours parmi six stations du centre-ville, il travaille également en collaboration avec les autres CJE de l’île, notamment ceux de Mercier, d’Hochelaga–Maisonneuve et du Plateau–Mont-Royal qui souhaitent organiser des événements.

Contrairement aux camions de bouffe de rue, les files d’attente ne sont pas monstrueuses à Roulo-Boulo. «Et si ça se produit, les gens n’ont qu’à revenir une vingtaine de minutes plus tard», souligne Émilie Ouellet.

Ressortir du lot
Plus de 130 entreprises participent au projet et celles-ci peuvent «louer» le bus pour des campagnes de recrutement privées. Heureusement, l’équipe de Roulo-Boulo analyse les offres d’emploi. «Il nous est déjà arrivé de refuser des employeurs par souci de transparence, notamment parce que l’offre ne semblait pas prévoir le paiement des employés», soutient Émilie Ouellet.

Les candidats augmentent également leurs chances d’être appelés par les employeurs en passant par Roulo-Boulo au lieu de tomber dans un processus anonyme. «Les employeurs reçoivent les résultats des questionnaires sur la personnalité en plus du CV, ce qui personnalise beaucoup la candidature et leur fait sauter une étape du recrutement», ajoute-t-elle.

La plupart des emplois offerts sont des postes d’entrée pour un premier emploi. «C’est le secteur des services qui est le plus représenté, plus particulièrement les offres dans les centres d’appels qui requièrent des personnalités bien précises», mentionne la chargée de projet.

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