Josie Desmarais/Métro Wafu, un jeune goldendoodle, aidera bientôt une personne aux prises avec un trouble psychologique.

Que ce soit en calmant un trouble anxieux ou en aidant un petit garçon autiste, les chiens Togo sont un véritable baume sur le cœur de leur «humain».

Le jeune organisme donne une deuxième chance à des bêtes à quatre pattes abandonnées, en les formant pour qu’elles deviennent chiens d’assistance.
Dans le parc à chiens, Wafu, un goldendoodle d’un an et demi, s’amuse avec trois autres compagnons. Il a l’air d’un chien comme un autre, si ce n’est du foulard bleu à son cou, signe qu’il est à l’entraînement. Dans quelques semaines, il aidera un nouvel humain aux prises avec un trouble physique ou un trouble psychologique, que ce soit en lui faisant un point de pression apaisant ou encore en frottant sa truffe contre ses mains crispées.

«On a eu une petite fille dont le papa s’était suicidé et dont le sommeil était perturbé. Mais grâce à son chien, elle a pu surmonter ce problème», explique la fondatrice des chiens Togo, Noémie Labbé-Roy. La bachelière en psychoéducation a eu l’idée des chiens Togo pour faire du renforcement positif grâce au pouvoir apaisant du meilleur ami de l’homme. «La santé mentale est encore taboue. C’est difficile de s’afficher et, pourtant, le chien aide l’humain dans ce sens-là depuis très longtemps.»

Avec son équipe d’une dizaine de personnes, dont deux éducatrices canines, elle sélectionne minutieusement les futurs chiens d’assistance et s’assure du «match parfait» avec leur humain avant de commencer l’entraînement intensif. «Ce n’est jamais le même plan d’entraînement, il est différent pour chaque personne», explique l’éducatrice canine Providence Godon, en flattant son protégé tout frisé, Wafu. À l’heure actuelle, former un chien d’assistance demande en moyenne huit semaines, au coût de 1 000 $ par semaine, une facture assumée par le bénéficiaire.

Objectif: chiens gratuits
L’entreprise a obtenu le statut d’organisme en mai et vise maintenant à remettre des chiens gratuitement aux personnes qui en ont besoin. Sa campagne de sociofinancement sur la plateforme Haricot vise à payer les soins vétérinaires des chiens Togo pour l’année suivante et à diminuer le plus possible les coûts de leur entraînement. Pour Noémie, cependant, le succès ne se mesure pas en chiffres. «L’objectif, c’est que chaque chien aidant soit bien formé, que ça prenne 62 semaines ou 6», affirme-t-elle.

Les heures ne comptent donc pas pour faire de Wafu un accompagnateur apaisant, qui aidera bientôt un vétéran souffrant d’un choc post-traumatique ou une fillette anxieuse à mener une vie plus sereine et normale.

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