Les troubles alimentaires sont complexes et peuvent prendre toutes sortes de formes : anorexie, boulimie, hyperphagie boulimique, anorexie sportive, bigarexie…Bien que certains d’entre eux soient moins connus, ils connaissent une montée significative et un peu inquiétante.

Parmi eux figure la bigarexie, cette constante quête d’un corps mince, musclé et dépourvu de graisse qui, d’après la nutritionniste Maude Fournier, peut devenir malsain.

«La bigorexie est une obsession en lien avec l’apparence d’entraînement et le fait d’avoir une musculature bien définie. Les gens vont suivre des régimes stricts et ne seront pas capables de sortie de cette optique», définit-elle, en ajoutant que ce sont davantage les hommes qui sont atteints de ce trouble de comportement alimentaire. D’après Anorexie et boulimie Québec, l’utilisation abusive de stéroïdes et de surplus de protéines peut être un signe de ce trouble alimentaire.

Une autre forme, très répandue : l’hyperphagie. Ce trouble alimentaire se définit par de grandes quantités de nourriture ingérées rapidement et de façon compulsive, souvent en cachette, et suivies par un sentiment de mal-être et de honte. 

Karine Leclair en a souffert pendant de nombreuses années, sans toutefois jamais avoir été diagnostiquée. La jeune femme dans la vingtaine avoue avoir mangé des quantités importantes de nourriture en cachette depuis son enfance. Elle note toutefois que, pendant deux ans, tout a empiré.

«Après une rupture, j’avais un trop-plein d’émotions, j’avais un vide à combler. C’est un peu comme un joueur compulsif qui, un moment donné, va mettre la main dans sa sacoche pour se rendre compte qu’il n’a plus d’argent : je voyais que j’avais mangé tout une fournée de pâtes, par exemple, quand le plat était vide devant moi», compare-t-elle avec un petit rire contrit.

Inconsciente que ce qu’elle faisait n’était pas bien, elle se sentait trop mal dans sa peau pour mettre un terme à ses mauvaises habitudes. «C’est un cercle vicieux : plus tu manges, moins tu t’aimes, donc plus tu manges.»

Le déclic s’est fait après qu’elle ait tenté de se faire vomir. «C’est là que je me suis rendue compte que ça devait cesser. Je me suis sentie tellement mal, et je me suis dit que ce n’était pas vrai que je referais ça.»

Elle est même allée voir une hypnothérapeute. Cette démarche l’a aidée, mais Karine Leclair spécifie que le travail qu’elle a eu à faire sur elle-même est beaucoup plus ardu et long : elle a dû changer sa perception de la nourriture et ses habitudes de consommation. 

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