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Le secondaire est une période de la vie où bon nombre de jeunes sont en quête d’identité. C’est aussi un moment où les rapprochements avec le sexe opposé débutent et pour plusieurs, c’est l’amour avec un grand A, même si parfois, la relation est empreinte de violence. Que faire dans une telle situation?

Le plus récent portrait réalisé par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) révèle que dans la région, un jeune sur trois a subi de la violence lors d’une relation amoureuse et un sur quatre en a infligé.

De plus, pour la période de 2010 à 2011, 3% des garçons âgés de 14 ans et plus ainsi que 9% des filles de la même tranche d’âge ont eu au moins une relation sexuelle forcée au cours de leur vie. De ce nombre, 51% ont infligé de la violence à leur partenaire.

Ça commence très jeune…
Selon la police de Saguenay, il est primordial de sensibiliser les adolescents à ce phénomène.

« Les statistiques le prouvent, il y a beaucoup de violence dans les relations amoureuses.  Plus de 50% des victimes sont âgées de 18 à 39 ans. Ceux qui ont subi de la violence conjugale lorsqu’ils étaient très jeunes sont plus propices à reproduire ces situations à l’âge adulte. Il faut donc sensibiliser les ados à cette réalité », confie l’agent de prévention de la Sûreté municipale, Luc Tardif.

« Les relations amoureuses font aussi partie intégrante de la vie des jeunes et c’est important qu’ils apprennent ce qu’est une relation saine et comment aller chercher les bonnes ressources », ajoute pour sa part, Valérie Asselin, psychoéducatrice et agente pour la lutte contre la violence à la Commission scolaire De La Jonquière.

Il faut rappeler que la violence peut se manifester sous trois formes, soit de manière physique, psychologique et sexuelle. Celle-ci peut avoir de graves conséquences pour les victimes, notamment, des troubles de comportement, la détérioration de l’estime de soi, des changements dans la performance scolaire, la consommation excessive d’alcool ou de stupéfiants, la dépression et même, des tentatives de suicide.

La police peut intervenir dans ce genre dossier et il ne faut pas avoir peur de dénoncer. D’autres ressources sont également disponibles, par exemple, Tel-jeunes.

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