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L’hygiène des parties intimes nécessite une attention particulière. Afin d’éviter les infections, les irritations inutiles et autres démangeaisons, la gynécologue Jessica Shepherd explique comment rester propre tout en protégeant la flore vaginale.

CV

  • Nom: Jessica Shepherd
  • Pratique: Gynécologue et professeure assistante
  • Expérience: Clinique obstétrique et gynécologique de l’Université de l’Illinois, à Chicago

Bouton-vert_01 La toilette quotidienne

Les femmes ont tendance à trop nettoyer leurs parties intimes et à abuser de savons qui détruisent la flore vaginale. La façon la plus efficace de se nettoyer est d’employer de l’eau une fois par jour en utilisant ses mains ou un linge doux. Si on décide de se servir un produit, la gynécologue suggère un savon ayant un pH entre 4,5 et 5,5, qui ne causera aucune irritation et n’augmentera pas les risques d’infections (vaginites, infections à levures, etc.). Quant aux douches vaginales, elles sont à proscrire, car elles détruisent les bonnes bactéries et la flore vaginale.

Bouton-vert_01S’épiler (ou se raser) : oui, mais

La gynécologue estime qu’il est difficile de dire à une femme si elle doit ou non s’épiler, puisqu’il s’agit d’une question très personnelle. Toutefois, elle rappelle que le corps est bien fait et que, si des poils poussent dans cette région, c’est tout simplement pour empêcher les bactéries de s’introduire dans le vagin. Les poils permettent donc de diminuer les risques d’infections. En conséquence, lorsqu’on décide de s’épiler, en particulier à la cire – qui cause des irritations ou des inflammations –, il est recommandé de vérifier la composition du produit.

Bouton-vert_01Les rapports sexuels et l’hygiène intime

Les rapports sexuels sont souvent une des causes des infections génitales comme les vaginites, les infections à levures ou les infections urinaires. En effet, certaines femmes sont plus vulnérables aux infections urinaires après avoir eu des relations sexuelles. Afin de s’épargner toutes sortes de désagréments, la Dre Shepherd recommande de se laver après tous les rapports. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une obligation, puisque certaines femmes n’ont aucune infection après avoir eu des relations sexuelles, même lorsqu’elles ne se sont pas lavées.

Bouton-vert_01Un mythe à déconstruire

S’il existe de nombreux mythes à déconstruire à propos des parties génitales, le plus tenace, selon la gynécologue, est celui voulant qu’elles soient sales. Plusieurs femmes se nettoient trop parce qu’on leur a répété que cette région n’est pas propre. Elles utilisent donc des savons abrasifs qui contiennent de l’alcool ou des parfums, qui détruisent la flore vaginale. Pourtant, la spécialiste rappelle que le vagin s’autonettoie et qu’il régule lui-même très bien sa flore.

Bouton-vert_01Les pertes sont-elles normales?

Les pertes vaginales sont tout à fait communes et normales. Toutefois, la quantité peut varier d’une femme à l’autre. C’est pourquoi la gynécologue conseille aux femmes comme aux jeunes filles d’apprendre à connaître leur corps pour mieux détecter les pertes anormales. Il est important de prêter attention aux changements qui peuvent survenir. Par exemple, si elles ont une odeur, si elles deviennent verdâtres ou jaunâtres ou si elles s’accompagnent de douleurs, la spécialiste recommande de consulter un médecin.

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