MONTRÉAL — Les suppléments de calcium pourraient favoriser l’accumulation de plaque dans les artères et ouvrir la porte à la maladie coronarienne, préviennent des chercheurs de l’université américaine Johns Hopkins.

Ils tirent leurs conclusions de l’étude d’environ 2750 sujets âgés de 45 à 84 ans, dont une moitié de femmes. Les participants ont notamment été interrogés au sujet de leur consommation de calcium, sous forme alimentaire ou sous forme de suppléments.

Au début de l’étude, en 2000, 1175 participants souffraient d’athérosclérose. Le même test de dépistage a été répété dix ans plus tard.

Tout en tenant compte de multiples facteurs comme l’âge des sujets, leur sexe, leur race, leur tabagisme, leur niveau de sédentarité, leur poids et leur pression artérielle, les scientifiques ont identifié les 20 pour cent de participants dont la consommation de calcium était la plus élevée, soit 1400 milligrammes ou plus par jour.

Comparativement aux 20 pour cent de participants qui consommaient le moins de calcium (moins de 400 milligrammes quotidiennement), le premier groupe réduisait en moyenne de 27 pour cent son risque d’athérosclérose.

Toutefois, en divisant les grands consommateurs entre ceux dont le calcium provenait de suppléments et ceux dont le calcium provenait d’aliments comme les produits laitiers ou les aliments enrichis, les chercheurs ont constaté que le premier groupe augmentait de 22 pour cent son risque d’athérosclérose.

Les scientifiques expliquent que cela semble démontrer que la réaction de l’organisme aux suppléments est différente de sa réaction aux aliments, tout en prévenant que leur étude ne permet pas de conclure à un lien direct de cause à effet entre les suppléments et l’athérosclérose.

Environ 43 pour cent des Américains, hommes et femmes, consomment des suppléments alimentaires qui contiendraient du calcium, notamment pour la santé de leurs os. Des études antérieures avaient démontré que ces suppléments n’atteignent pas le squelette ou qu’ils sont entièrement éliminés dans l’urine.

Les conclusions de cette étude ont été publiées en octobre par le Journal of the American Heart Association.

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