Julio Cortez Julio Cortez / The Associated Press

NOUVELLE-ORLÉANS — Des saines habitudes de vie peuvent réduire votre risque de maladie cardiaque même si votre génétique laisse quelque peu à désirer, selon une nouvelle étude américaine.

Les chercheurs ont constaté que les sujets qui étaient les plus prédisposés génétiquement à subir une crise cardiaque ou à avoir d’autres problèmes avec leur coeur pouvaient réduire leur risque de moitié s’ils surveillaient leur alimentation, ne fumaient pas, étaient actifs physiquement et maintenaient un poids santé.

L’inverse est toutefois aussi vrai: les gens ayant les gènes les plus solides à ce chapitre peuvent annuler cet avantage en adoptant de mauvaises habitudes de vie.

Le docteur Sekar Kathiseran, de l’Hôpital général du Massachusetts, a déclaré que «l’ADN n’est pas le destin, vous avez du contrôle». Ceux qui se croient destinés à avoir une crise cardiaque parce que leur père en a eu une se trompent, a-t-il dit.

Les chercheurs ont étudié quelque 55 000 sujets ayant participé à quatre études différentes. Ils ont vérifié chez ces participants la présence de 50 gènes associés à la maladie cardiaque. Les sujets ont été divisés en cinq groupes, selon le nombre de gènes présents, mais aussi en trois groupes en fonction de leur mode de vie.

Les scientifiques ont constaté que les gens ayant le pire profil génétique doublaient pratiquement leur risque de problèmes cardiaques, comparativement au groupe ayant le meilleur profil. La même situation a été constatée chez les sujets ayant les meilleures et les pires habitudes de vie.

Chez les participants qui combinaient mauvais profil génétique et mauvaises habitudes de vie, a dit le professeur Kathiseran, le risque de subir une crise cardiaque d’ici dix ans était de 10 pour cent. Avec un mode de vie sain, ce risque chutait à 5 pour cent.

Le mode de vie sain semblait entre autres réduire la quantité de plaque qui s’accumulait sur la paroi des artères, même en présence de gènes défaillants.

Cette étude est publiée en ligne par le prestigieux New England Journal of Medicine.

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