MONTRÉAL — Même si elle est présentée comme un traitement naturel pour une multitude de problèmes de santé allant du cancer à la maladie d’Alzheimer, la curcumine, une composante du curcuma, n’a probablement rien d’une panacée, selon une nouvelle étude publiée par le Journal of Medicinal Chemistry.

Le curcuma est utilisé en médecine traditionnelle depuis des siècles et la curcumine retient plus particulièrement l’attention des chercheurs depuis le début des années 1990. Plus de 120 études cliniques ont été réalisées, ou sont en cours, concernant ses propriétés médicinales.

Des chercheurs qui ont épluché la littérature scientifique à ce sujet ont toutefois découvert que la curcumine est instable sous des conditions physiologiques et qu’elle est difficilement absorbée par l’organisme, ce qui en fait une pauvre substance thérapeutique.

Les scientifiques n’ont également trouvé aucune étude randomisée en double aveugle contre placebo qui permettrait de présenter la curcumine comme une panacée.

Ils estiment toutefois que la recherche sur le curcuma devrait se poursuivre, puisque les extraits et préparations qu’on en tire ont possiblement des effets bénéfiques pour la santé — mais peut-être pour un nombre de problèmes de santé inférieur à ce qui est actuellement louangé. Ils suggèrent que les prochaines études s’intéressent aux différentes composantes de l’épice, pour tenter de déterminer si leur synergie ne pourrait pas lui conférer un effet thérapeutique.

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