Getty Images Cette affection peut finir par avoir des conséquences psychologiques.

Elle touche de 3 à 9% de la population masculine, principalement les hommes de plus de 50 ans. Décrite pour la toute première fois en 1743 par un chirurgien du même nom, la maladie de La Peyronie est une affection encore bien méconnue. Petit tour d’horizon.

La maladie de La Peyronie est une inflammation du pénis causant une déformation du sexe, qui se coude lors de l’érection, rendant la pénétration douloureuse, et même parfois impossible. À ce jour, aucune cause certaine associée à la maladie n’a encore été identifiée. Cependant, l’hypothèse la plus souvent retenue est celle de micro-lésions internes (liées à des blessures sportives ou encore des rapports sexuels trop vigoureux), qui entraîneraient la formation d’une plaque de tissu cicatriciel sur l’enveloppe fibreuse qui entoure les corps caverneux (deux masses cylindriques qui se gorgent de sang en cas d’excitation sexuelle afin d’assurer la rigidité pénienne). Nuisant à l’extensibilité normale du pénis, ce phénomène lui conférerait ainsi une cambrure.

Il faut savoir que le sexe masculin est rarement tout à fait droit. Durant le rapport sexuel, il est fort probable que le pénis plie naturellement sur les côtés, vers le haut ou même vers le bas sans que cela ne réduise la satisfaction sexuelle de l’homme ni celle de son ou de sa partenaire pour autant.

Quels sont les symptômes?
Les douleurs spontanées ou associées à l’érection disparaissent généralement au fur et à mesure que l’inflammation se résorbe. En revanche, lorsque la fibrose gagne du terrain, des difficultés érectiles peuvent apparaître. Cela s’explique par le dérèglement de la circulation sanguine dans le pénis, de même que le manque d’élasticité de la région affectée. Les multiples conséquences psychologiques que cette affection peut avoir chez un homme restent également des facteurs importants.

Quels sont les traitements possibles?
Dans le meilleur des cas, la courbure du pénis s’estompe après quelques mois, à mesure que la guérison a lieu. Toutefois, un traitement peut être nécessaire lorsque l’angulation est si importante qu’elle devient un obstacle à la pénétration. Dispendieuse, complexe et ne prévenant pas la résurgence des symptômes, la chirurgie n’est souvent considérée qu’en dernier recours.

Heureusement, une solution de rechange au traitement chirurgical a récemment vu le jour. Il s’agit d’une enzyme capable de casser la structure du collagène qui, sous anesthésie locale, est injectée directement dans la plaque fibreuse dans le but de la dissoudre.

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