MONTRÉAL — Environ 20 pour cent des gens qui présentent le plus grand nombre de facteurs de risque pour la maladie cardiaque ne croient pas qu’ils ont besoin d’améliorer leur santé, selon une nouvelle étude canadienne.

Parmi ceux qui reconnaissent devoir adopter des habitudes de vie plus saines, plus de la moitié s’en disent incapables en raison d’un manque de volonté, de leur emploi trop accaparant ou de leurs obligations familiales.

Les chercheurs de l’Université d’Ottawa ont épluché plus de 45 000 réponses fournies par les participants à une vaste enquête canadienne portant sur les facteurs de risque modifiables pour les crises cardiaques, y compris le tabagisme, l’hypertension, le diabète, l’obésité, le stress, la consommation excessive d’alcool, la sédentarité et la mauvaise alimentation.

Les chercheurs soulignent que ces facteurs — en plus de l’hypercholestérolémie, qui ne faisait pas partie de l’enquête — sont associés à 90 pour cent des risques de crise cardiaque.

L’enquête demandait aux participants s’ils devraient faire quelque chose pour améliorer leur santé: 73,6 pour cent des participants ont répondu «oui»; 90,7 pour cent de ceux qui ont identifié un changement spécifique ont mentionné le tabagisme, la sédentarité, le poids et l’alimentation; et 81,1 pour cent de ceux qui voulaient changer avaient l’intention de le faire dans la prochaine année.

Toutefois, 17,7 pour cent des participants les plus à risque (et qui présentaient cinq facteurs de risque ou plus) n’estimaient pas avoir besoin d’améliorer leur santé.

L’auteur de l’étude, le docteur Benjamin Hibbert, a dit que l’identification des facteurs de risque sera à même d’inciter certaines personnes à améliorer leur santé, mais pas toutes.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le Journal of the American Heart Association.

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