Getty Images/iStockphoto

Plusieurs parents éprouvent un certain malaise à l’idée de discuter de sexualité avec leur enfant. 
Pour faciliter ce dialogue, Jocelyne Robert propose cinq trucs.

Nom: Jocelyne Robert
Poste occupé: 
Sexologue et auteure
En librairie: 
Parlez-leur d’amour… et de sexualité

1. Faire une introspection
Selon la sexologue, il est primordial de réfléchir à notre propre bagage sexuel, de définir nos limites et de déterminer les valeurs que nous voulons transmettre à notre progéniture. «Vos valeurs pourront teinter vos réponses et vos réactions et vous devez en être conscient. Grâce à cette introspection, vous serez aussi mieux préparé lorsque vous serez confronté à des questions en lien avec la sexualité de votre enfant», dit-elle.

2. Saisir les occasions
La sexualité ne se résume pas à la génitalité; elle englobe aussi l’identité, les stéréotypes, le plaisir, l’affectivité, etc. Elle est également intrinsèquement liée à la vie quotidienne. «Une éducation sexuelle efficace doit donc, elle aussi, s’inscrire dans le quotidien», affirme Jocelyne Robert. On peut par exemple profiter de la vue d’une femme enceinte pour amorcer une discussion sur la conception, ou expliquer la notion de consentement à la suite de la diffusion d’une nouvelle concernant une agression.

3. Répondre au véritable besoin de l’enfant
Lorsque l’enfant pose une question, il faut y répondre de façon claire et concise, tout en tenant compte de son âge. «Par exemple, il est inutile d’expliquer le rôle des spermatozoïdes et des ovules à un enfant de trois ans, car il n’y comprendrait rien. Il faut aussi se rappeler que par ses 
questions, l’enfant cherche bien souvent à être rassuré, à savoir s’il est normal», indique Jocelyne Robert.

4. Posséder des connaissances minimales
S’il n’est pas nécessaire d’être sexologue pour discuter de sexualité 
avec ses enfants, il faut avoir quelques notions de base en la matière, notamment à propos 
des étapes du développement psycho-sexuel. «Cela vous permettra non seulement de partager les bonnes informations, mais aussi de ne pas vous inquiéter inutilement devant certains comportements», explique 
Jocelyne Robert.

5. Dire la vérité
Bien qu’on doive adapter son discours en fonction de l’âge de l’enfant, il faut tout de même veiller à respecter les faits. «Pour expliquer aux tout-petits comment on fait les bébés, on leur répond souvent que lorsqu’une maman et un papa s’aiment beaucoup, ils se font un gros câlin et qu’ensuite, le bébé pousse dans le ventre de la maman. Or, c’est faux: on peut concevoir un enfant sans s’aimer et, à l’inverse, on peut s’aimer à la folie sans réussir à en avoir», souligne la sexologue.

Aussi dans Vivre :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!