Métro Il est essentiel de bien se connaître afin de pouvoir repérer les premiers signes de déprime.

La cyclothymie est une forme particulière de bipolarité qui touche environ 6 % de la population. L’auteure Lou Lubie partage cinq trucs pour apprivoiser ce trouble de l’humeur méconnu.

Accepter le diagnostic
En raison des nombreux préjugés qui existent sur la maladie mentale, un tel diagnostic peut causer un véritable choc. «Quand j’ai appris que je souffrais de cyclothymie, j’ai été soulagée de pouvoir enfin mettre un nom sur ce que je vivais depuis des années. Mais quand j’ai su que ça ne se guérissait pas, j’ai trouvé ça plus difficile», raconte Lou Lubie. La cyclothymie peut tout de même être stabilisée. Toutefois, pour aller chercher l’aide nécessaire, il faut d’abord reconnaître qu’on est malade.

Se renseigner sur le fonctionnement de la maladie
Connaître le fonctionnement de cette maladie permet d’anticiper les soubresauts de l’humeur et de limiter leurs effets sur la vie personnelle, professionnelle et sociale. «Comme les psychiatres connaissent généralement mieux les autres formes de bipolarité, cela nous aide aussi à trouver des professionnels susceptibles de mieux nous accompagner», ajoute l’auteure.

Se responsabiliser… sans se culpabiliser
«L’une des premières choses que j’ai apprises en thérapie, c’est à démêler le “moi” de la “maladie”. Ce que la cyclothymie me fait faire ou ressentir, ce n’est pas de ma faute. Ce qui ne veut pas dire non plus que je dois lui céder le contrôle de ma vie», indique Lou Lubie. Il faut donc demeurer vigilant afin d’éviter d’alimenter la maladie, tout en acceptant qu’on puisse parfois éprouver des émotions négatives, car on ne peut pas tout contrôler.

Adopter une bonne hygiène de vie
Nous avons tous des variations d’humeur, mais chez les personnes cyclothymiques, ces variations sont beaucoup plus brusques et intenses, puisqu’elles vont de l’hypomanie à la dépression. Afin d’atténuer ces montagnes russes émotionnelles, il est conseillé d’adopter une routine. «Je mange et je me couche à des heures fixes. J’évite également les excès et les excitants comme le café et les drogues», témoigne la bédéiste.

Prendre au sérieux même les petites déprimes
Chez les personnes cyclothymiques, même les plus petits coups de blues peuvent très rapidement se transformer en véritable crise dépressive. Il est donc essentiel de bien se connaître afin de pouvoir repérer les tout premiers signes de déprime. Pour retrouver le moral, Lou Lubie évite de traîner au lit, s’efforce à sortir de chez elle et s’offre des petits plaisirs, comme des pâtisseries.

Goupil ou face de Lou Lubie est disponible dès maintenant.

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