On estime que plus de 300 000 Québécois sont susceptibles de souffrir d’un trouble alimentaire au cours de leur vie. Il est possible de s’en sortir, notamment grâce à ces quelques conseils.

CV

Nom: Jérôme Tremblay

Poste occupé: sexologue et intervenant adjoint à la coordination chez Anorexie et boulimie (ANEB) Québec

1. S’informer
Jérôme Tremblay insiste : il n’existe pas de recette miracle permettant de se libérer des troubles alimentaires. «Cela dit, parmi les pistes de solution que nous mentionnent les gens qui s’en sortent, on observe quelques similitudes, dont l’importance de bien s’informer», ajoute-t-il. Chercher à en savoir plus sur la maladie, ses causes, les traitements et les ressources disponibles est en effet un premier pas dans la bonne direction.

2. Accepter
Avant d’être en mesure d’aller chercher l’aide nécessaire, il faut tout d’abord reconnaître qu’on en a besoin. «Il faut aussi accepter de se remettre en question et, surtout, accepter que le processus de guérison puisse prendre beaucoup de temps. L’acceptation est une étape qui peut être très ardue, mais lorsqu’on a justement pris le temps de bien s’informer, cela facilite grandement les choses», indique le sexologue.

3. S’entourer
Les troubles alimentaires mènent souvent à l’isolement. En effet, la honte que ressent la personne qui en souffre peut la conduire à se replier sur elle-même. Ses proches, quant à eux, peuvent éprouver de l’incompréhension et même une certaine frustration à son endroit, ce qui les pousse à s’éloigner. Or, pour s’en sortir, il est primordial de se sentir écouté et soutenu. «Il faut donc réapprivoiser la confiance en soi et, petit à petit, réapprendre à aller vers les autres», explique Jérôme Tremblay.

4. Communiquer
L’anorexie, la boulimie, l’hy-perphagie et les autres trou-bles apparentés n’ont en fait rien à voir avec la nourriture. «Bien souvent, il s’agit plutôt d’une façon d’exprimer un mal-être ou une tentative de juguler ses émotions», affirme le sexologue. Pour s’en libérer, il faut donc apprendre à reconnaître ces fameuses émotions et trouver une manière positive de les exprimer. L’art ou le sport peuvent ainsi devenir de bons alliés.

5. Être patient
Lorsqu’on est atteint d’un trouble alimentaire, le chemin vers la guérison peut être long et semé d’embûches. «Il faut donc se fixer des objectifs réalistes puis se donner le droit à l’erreur. Car, oui, les rechutes sont possibles. Mais la guérison l’est tout autant, et c’est en faisant preuve de souplesse, de patience et d’indulgence envers soi qu’on peut y arriver», conclut Jérôme Tremblay.

La Journée internationale sans diète aura lieu le 6 mai. Lancée en 1992, cette activité vise notamment à dénoncer les dangers liés à l’obsession de la minceur.

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