Du point de vue de la «paléo-écologie», le régime alimentaire appelé «paléo» est un mythe. Mais qu’est-ce que la paléoécologie?

C’est l’étude des écosystèmes du passé. Elle a fait des bonds de géant depuis 20 ans, grâce à l’inspection de sites archéologiques au micro-scope électronique, qui a notamment permis de retrouver jusqu’à des grains de pollen vieux de plusieurs milliers d’années, et grâce à la génétique, qui tente de reconstituer l’arbre généalogique des plantes consommées par les premiers êtres humains.

Or, ces nouvelles données mettent à mal quelques mythes : par exemple, il n’a pas fallu attendre l’agriculture pour que les humains mangent du gluten – des protéines qu’on trouve dans les grains de plusieurs céréales – puisqu’on a trouvé de tels grains dans des campements humains vieux de plus de 10 000 ans.

Certes, notre alimentation moderne est beaucoup plus riche que jamais auparavant, mais en conclure que notre espèce n’a pas eu le temps nécessaire de s’adapter à tel ou tel aliment – la viande, par exemple –, c’est méconnaître la paléoécologie et l’évolution, écrit l’auteur et blogueur Peter S. Ungar: «Je ne suis pas un diététicien et je ne peux pas parler d’autorité sur les coûts et sur les bénéfices nutritionnels des régimes paléolithiques. Mais du point de vue de la paléoécologie, le régime paléolithique est un mythe. Les choix alimentaires étaient beaucoup plus le résultat de ce qui était disponible. Ces changements sont ce qui détermine l’évolution. Parce que notre monde était toujours changeant, il en a été de même du régime de nos ancêtres.»

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