Rich Pedroncelli / La Presse Canadienne

HALIFAX — L’université Mount Saint Vincent est devenue la première en Nouvelle-Écosse à offrir gratuitement à ses étudiantes des produits d’hygiène menstruelle — une revendication portée par un nombre grandissant d’associations étudiantes au pays.

Nikki Jamieson, présidente de l’association étudiante de cette université de Halifax, explique que les produits hygiéniques seront disponibles à travers le campus.

Elle fait état d’une importante victoire pour son organisation, alors que de plus en plus de regroupements étudiants réclament aux administrations d’universités de financer un tel service.

La représentante étudiante espère que d’autres institutions emboîteront le pas, notamment des entreprises, des hôpitaux et des organismes publics.

Le mouvement pour l’«équité menstruelle» gagne du terrain à travers le Canada. L’Université de Calgry offre des tampons et des serviettes hygiéniques à ses étudiantes par l’entremise de leur association, tandis que l’Université de Carleton à Ottawa le fait par le biais de son Centre pour femmes.

À Toronto, le Centennial College a adapté les machines distributrices de son campus pour qu’elles fournissent ces produits absorbants gratuitement plutôt qu’en échange de pièces de 25 cents.

«De notre point de vue, les produits de santé menstruelle ne sont pas différents du papier de toilette ou du papier à main. Les personnes qui sont menstruées ne devraient pas avoir à se casser la tête pour demander ces produits qui leur sont essentiels», fait valoir Nikki Jamieson.

«Je pense qu’il est important de mentionner que les menstruations ne sont pas un choix de vie. Il y a des personnes qui sont menstruées, tout simplement — c’est une fonction du corps», souligne-t-elle.

Les endroits où il sera possible d’obtenir des produits d’hygiène menstruelle à Mount Saint Vincent seront signalés sur des affiches installées tant dans les toilettes des femmes que des hommes, de même que dans les salles de bain non genrées.

«Ce ne sont pas toutes les personnes qui ont des menstruations qui s’identifient comme des femmes. Il y a des étudiants et étudiantes trans, non binaires et au genre non conforme qui auraient aussi besoin d’avoir accès à des produits de santé menstruelle et qui ne se sentiraient pas nécessairement à l’aise d’entrer dans, disons, des toilettes seulement pour femmes», explique Nikki Jamieson.

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