On estime qu’un million de Québécois souffrent d’acouphènes, un phénomène qui se caractérise par la perception continue ou intermittente d’un son qui ne provient pas de l’environnement. Voici quelques solutions proposées par Sylvie Hébert, professeure titulaire à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal, pour améliorer la qualité de vie de ceux qui en sont atteints.

1. Consulter un 
professionnel
Si vous souffrez d’acouphènes, la première chose à faire est d’en discuter avec votre médecin. «Celui-ci pourra vous orienter vers des spécialistes, comme un oto-rhino-laryngologiste, afin d’écarter certaines causes médicales. Il pourrait aussi vous recommander un audiologiste, qui évaluera vos fonctions auditives ainsi que la gravité de votre acouphène», explique Sylvie Hébert. Si l’acouphène est apparu subitement à la suite d’un traumatisme quelconque, il est important de consulter un professionnel de la santé dans les plus brefs délais.

2. Occuper son esprit
La recherche sur les acouphènes se concentre sur deux volets : le son perçu et le dérangement qu’il provoque. «Pour l’instant, malheureusement, nous n’avons pas trouvé de moyen efficace pour éliminer complètement le son. Nous nous efforçons donc de réduire son impact sur la qualité de vie de la personne qui l’entend», indique la professeure. Celle-ci suggère, par exemple, de porter une attention particulière aux situations où vous êtes moins importuné par votre acouphène, afin de pouvoir reproduire des conditions similaires en cas de crise.

3. Protéger ses oreilles
Les acouphènes résultent souvent de dommages subis par l’appareil auditif. Dans un environnement particulièrement bruyant, comme un concert rock ou une usine, il est donc recommandé d’utiliser des bouchons d’oreilles. Toutefois, selon Sylvie Hébert, ce genre de protection ne devrait pas être portée pendant une période prolongée. Cela pourrait en effet accroître votre sensibilité auditive ou, encore, provoquer une accumulation de cérumen, deux facteurs susceptibles de causer des acouphènes.

4. Obtenir 
du soutien
Comme l’acouphène est un problème invisible, la personne qui en souffre se bute souvent à un manque d’empathie de la part de son entourage. Heureusement, certains organismes, comme des centres de réadaptation ou des hôpitaux, organisent des rencontres de groupes au cours desquelles il est possible d’échanger avec d’autres personnes qui vivent la même situation. «Ces groupes de soutien permettent également d’obtenir de l’information utile et pertinente sur les acouphènes», ajoute la professeure.

5. Se relaxer
Il est de plus en plus reconnu qu’il existe un lien entre les acouphènes et le stress. D’une part, plusieurs personnes affirment que leur acouphène est apparu à la suite d’un épisode particulièrement éprouvant, comme la perte d’un être cher. D’autre part, plusieurs observent que leur perception de l’acouphène augmente en période de stress. Voilà pourquoi Sylvie Hébert recommande de pratiquer des exercices de relaxation. «Certaines études ont démontré que le yoga et la méditation pouvaient à la fois diminuer la détresse engendrée par cette affection et augmenter notre tolérance aux acouphènes», révèle-t-elle.

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