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Conseils. Chaque année, il se gaspille quelque 1,3 milliard de tonnes de nourriture dans le monde. Pour nous aider à lutter contre ce fléau et à quelques jours du Festival zéro déchet de Montréal, une nutritionniste nous propose quelques solutions.

CV

1. Planifier ses repas
Avant d’aller faire les courses, prenez le temps de regarder le contenu de vos armoires et de votre réfrigérateur. Servez-vous des aliments qui y traînent pour élaborer les recettes qui composeront votre menu de la semaine. «Le fait d’être bien organisé nous évite beaucoup de gaspillage. Cela dit, il ne faut pas tomber dans l’extrême non plus, car on doit se laisser de la place pour les imprévus», indique Édith Ouellet. On peut ainsi planifier un menu pour cinq jours et improviser avec les restes durant les deux autres jours… à moins de s’inviter à souper quelque part!

2. Se méfier des rabais
Qui d’entre nous n’a jamais acheté de grandes quantités d’un produit en solde dans le but d’en faire des provisions? «C’est ce que j’appelle le syndrome de la marmotte! Le problème avec ça, c’est qu’on se retrouve avec plusieurs exemplaires du même aliment. Il devient donc difficile de faire une rotation», souligne la nutritionniste. Certaines personnes ont aussi tendance à acheter des aliments qu’elles ne connaissent pas, simplement pour profiter d’un rabais. «Malheureusement, faute de savoir les apprêter, ceux-ci finissent bien souvent à la poubelle», déplore Édith Ouellet.

3. Porter attention à la conservation des aliments
Lorsque vous achetez un aliment, tâchez de remarquer comment il est entreposé. Cela vous donnera de bonnes indications quant à la manière de le conserver une fois à la maison. Par exemple, les épiciers disposent généralement les agrumes sur des étals à température ambiante. Pour conserver toute leur saveur, faites de même à la maison. «À notre retour de l’épicerie, il faut aussi déballer les fruits et les légumes. En effet, les emballages sont conçus pour le transport et non pour la conservation. Les concombres libanais, pour ne nommer que ceux-là, peuvent se conserver une semaine s’ils sont déballés, alors qu’ils deviennent visqueux au bout de quelques jours si on oublie de le faire», illustre la nutritionniste.

4. Exploiter les aliments à 100%
Saviez-vous que les pelures de banane sont comestibles? Il en va de même pour les fanes de carotte et de radis, les écorces de cantaloup, les feuilles de chou-fleur et plusieurs autres «retailles» qui terminent leurs jours dans la poubelle ou, dans le meilleur des cas, au compost. «Bien sûr, si on a l’intention de consommer la pelure de l’aliment, il est préférable que celui-ci soit biologique. Mais comme on récupère le produit en totalité, on est gagnant au bout du compte», assure Édith Ouellet, qui propose justement quelques recettes à base d’épluchures sur son blogue.

5. Laisser libre cours à sa créativité
Aujourd’hui, lorsque nous cuisinons, nous avons l’habitude de suivre des recettes à la lettre. Pourtant, nos grands-mères mesuraient tout à l’œil et se débrouillaient avec ce qu’elles avaient sous la main. «Il est temps que nous nous inspirions de leur façon de faire, de manière à faire preuve d’une plus grande créativité en cuisine», estime la nutritionniste. Ainsi, plutôt que de jeter les quelques champignons fatigués qui traînent dans notre frigo, on peut les ajouter à une sauce ou à un mijoté. «Parfois, nos petits écarts par rapport à la recette originale sont moins réussis, mais très souvent, cela donne lieu à de nouveaux classiques!» affirme Édith Ouellet.

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