Une étude réalisée par le professeur assistant en psychologie Nicolas Davidenko, à l’Université de Californie à Santa-Cruz, suggère que lorsque nous inclinons légèrement la tête, notre interlocuteur a une plus grande tendance à regarder nos deux yeux, ce qui pourrait améliorer son engagement social.

La communication non verbale fait partie intégrante de nos interactions sociales. Nous exprimons bien plus nos émotions par la posture de notre corps ou des mimiques de notre visage que par les mots. Les yeux sont particulièrement important pour transmettre diverses informations. 

Pour Nicolas Davidenko, il est primordial de regarder la personne qui nous parle dans les yeux pour améliorer l’interaction. Or certaines personnes ont beaucoup de difficultés à regarder leur interlocuteur dans les yeux. Les personnes fuyant le regard renvoient alors une image de désintérêt et de distraction. Ce type de situation est particulièrement fréquent pour les personnes atteintes de troubles autistiques. 

Dans cette nouvelle étude, le psychologue s’est appuyé sur «le biais du regard gauche» pour approfondir ses recherches. 

Lorsque nous discutons avec une personne, nous avons tendance à fixer le côté gauche de son visage, et donc son oeil gauche, c’est ce qui s’appelle «le biais du regard gauche». 

Le professeur a cherché à savoir si ce biais était toujours existant si l’interlocuteur effectuait une légère rotation de la tête. Il a donc utilisé la technologie de suivi de l’oeil, pour découvrir où s’orientait l’oeil de la personne en état d’écoute, lorsque son interlocuteur inclinait légèrement la tête. 

Il est apparu que même avec une inclinaison légère de 11°, le biais du regard gauche disparaissait. Le professeur explique à travers son étude que nous avons finalement tendance à nous focaliser sur l’oeil qui est le plus haut, et pas spécifiquement sur l’oeil gauche. Grâce à cette inclinaison, les individus ont une plus grande tendance à regarder les deux yeux. 

Le chercheur souhaite approfondir ses recherches à des fins thérapeutiques, afin de savoir si cette inclinaison peut être un moyen plus accessible pour les personnes atteintes de troubles autistiques de regarder leurs interlocuteurs dans les yeux.

Ces résultats peuvent également être utiles lors d’interactions avec des personnes atteintes d’amblyopie (oeil paresseux). Ces dernières, pour s’éviter des situations de malaise, peuvent pencher légèrement la tête, invitant ainsi les personnes qui les écoutent à se concentrer sur leur «oeil dominant».

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