Chaque nouvelle année apporte son lot de résolutions. Parmi les plus fréquentes : arrêter de fumer (pour la énième fois). À l’occasion du lancement de la 14e édition du défi J’arrête, j’y gagne !, Métro s’est entretenu avec la médecin spécialisée Roxane Néron, porte-parole médicale de la campagne.

Est-ce que vous considérez que c’est important d’avoir un certain soutien pour réussir à arrêter de fumer?
Oui. Plus on va cherchez des outils, plus on augmente nos chances de réussite. Si on essaie sans aide, le taux de réussite après un an est de 3 à 5 %. Alors que si on va chercher de l’aide comme le propose le Défi, le taux de réussite passe à 20 % après un an.

Vous voyez beaucoup de gens qui veulent arrêter de fumer… En général, quelles sont leurs motivations?
La première raison, c’est pour être en meilleure santé. Soit ils ont fait une pneumonie ou un infarctus récemment et ils décident de cesser de fumer. Même chez les jeunes : ils s’aperçoivent qu’ils manquent de souffle, qu’ils ne peuvent plus s’entraîner comme ils veulent… La deuxième, c’est l’argent. Ça coûte cher, fumer. Et il y a des couples, par exemple, qui veulent rénover ou partir en voyage.

Pourquoi le Défi est-il d’une durée de six semaines?
J’ai des patients qui sont fumeurs de longue date, et quand je leur suggère d’arrêter, c’est une grosse chose pour eux, de se projeter non-fumeur pour la vie. Alors que si on parle de six semaines, c’est comme un premier pas. Ils s’aperçoivent qu’ils ont passé à travers, puis ils poursuivent… Et finalement, ça fait un an qu’ils n’ont pas fumé. Le moins on est exposé à la cigarette, le mieux c’est. Le tabac tue, le tabac rend malade. C’est un poison et c’est mortel. Il faut le traiter comme ça.

Stagnation du taux de fumeurs
En 1995, lors de la création du Plan de lutte au tabagisme par le gouvernement du Québec, la proportion de fumeurs âgés de plus de 15 ans était de 34,5 %. Bien qu’il ait beaucoup baissé depuis, ce taux stagne depuis quelques années autour de 21%, s’inquiète le Dr Horacio Arruda, directeur national de la Santé publique.

Pourquoi? «Parce que ceux qui meurent et ceux qui arrêtent de fumer sont remplacés par de nouveaux fumeurs», explique-t-il.

Il faut donc continuer de soutenir les fumeurs qui veulent arrêter, mais aussi empêcher les jeunes de commencer, ajoute M. Arruda, qui rappelle que le tabagisme est la première cause de décès évitable au Québec et au Canada.

Le Défi

  • Le Défi J’arrête, j’y gagne!, se déroule du 1er mars au 11 avril, pour une 14e édition.
  • Il invite les 1,5 million de fumeurs au Québec – dont plus de 60 % désirent arrêter – à s’inscrire et à s’engager ainsi à ne pas fumer pendant six semaines.
  • En moyenne, deux personnes sur trois réussissent le défi.
  • Pour plus d’information, visitez le defitabac.ca.

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