Yves Provencher/Métro Les femmes sont de plus en plus nombreuses à courir. D’ailleurs, à la boutique Courir à Montréal, les ventes de chaussures pour femmes ont dépassé celles des hommes depuis trois ans.

À quelques semaines du Marathon de Montréal, toutes les courses, à l’excep­tion du 1 km, affichent complet. Cela témoigne de la popularité de la course à pied, un sport qui séduit de plus en plus de Québécois.

Les statistiques d’inscriptions aux marathons ne mentent pas : au fil des cinq dernières années, de nombreux organisateurs notent une progression annuelle de 15 % du taux de participation.

Les courses offrent des distances de plus en plus variées, ce qui rend le défi «accessible à tous», estime Mme Dominique Arsenault, responsable des communications pour le Marathon de Montréal. Elle remarque aussi que beaucoup de participants ne courent que depuis deux ou trois ans.

Cette vague de nouveaux adeptes n’est pas sans rappeler à Richard Chouinard l’âge d’or de la course à pied, au début des années 1980. L’auteur de Course à pied : le guide d’entraînement et de nutrition se remémore cette époque où les marathons grand public ont commencé à avoir la cote.

«Lors du premier boom, les participants étaient surtout des hommes, et l’esprit était très compétitif», souligne-t-il. Puis, le mouvement s’est essoufflé, et ce n’est que depuis 2007 que le spécialiste observe un nouvel engouement un peu partout dans la province. Cette fois, plus de femmes y participent, et on remarque que la majorité des coureurs sont moins soucieux de l’aspect compétitif, s’inscrivant surtout pour le «plaisir de participer».

L’attrait grandissant de ce sport peu coûteux permet à une panoplie d’événements de voir le jour, souligne Laurent Godbout, directeur général de la Fédération québécoise d’athlétisme. Plusieurs d’entre eux ne sont toutefois pas sanctionnés par la Fédération, qui impose des normes de sécurité et une certification des parcours. Parmi les courses populaires non-sanctionnées, auxquelles participent des milliers de personnes, on note le Marathon des Deux Rives de Québec et le Night Race de Montréal. «Avec la multiplication de ce type de situation, on espère convaincre le Ministère du Sport de l’importance d’imposer des règles entourant la course à pied», conclut M. Godbout.
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