Plus de 1 100 personnes se sont enlevées la vie au Québec, en 2011, selon les dernières données provisoires publiées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la semaine dernière.

Même si ces statistiques démontrent que la baisse du taux de suicide amorcée au début des années 2000 se poursuit, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, refuse d’abdiquer. «Il ne faut surtout pas relâcher nos efforts en ce domaine», a-t-il fait savoir, dimanche, alors que s’amorçait la 24e Semaine nationale de prévention du suicide. Il a tenu à rappeler la série de mesures déjà en vigueur, dont la ligne d’aide 1-866-APPELLE.

En chiffres

  • 1105: en 2011, 1105 suicides ont été enregistrés au Québec, selon les données provisoires rapportées par l’INSPQ. De plus, «quelque 28 000 tentatives de suicide sont réalisées chaque année, ce qui témoigne encore d’un réel problème», indique l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).
  • 3: un total de 1105 suicides en 2011 au Québec et 28 000 tentatives représentent l’équivalent de 3 suicides et 77 tentatives par jour.
  • 1976: il faudrait remonter à l’année 1976 afin d’observer un taux de suicide plus bas au Québec que celui de 2011. Ces données suggèrent donc que le taux de suicide continue de diminuer au Québec depuis le sommet atteint en 1999, où 1620 suicides ont été enregistrés.
  • 852: le nombre de suicides demeurent supérieurs chez les hommes au Québec avec 852 suicides en 2011, comparativement à 253 chez les femmes.
  • 35-49 ans: le taux le plus élevé chez les hommes au Québec se retrouvait chez ceux âgés de 35-49 ans entre 2009 et 2011. Chez les femmes, le taux le plus élevé s’observait chez les 50-64 ans.
  • 10e: le taux de suicide des hommes du Québec en 2011 se situait au 10e rang parmi une sélection de 22 États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Celui des femmes se situait au 9e rang.

Le suicide par région
Entre 2009 et 2011, quatre régions affichaient un taux de suicide significativement plus élevé que le reste du Québec (taux par 100 000 personnes) : Côte-Nord (18,9), Abitibi-Témiscamingue (19,2), Mauricie et Centre-du-Québec (16,7), Chaudière-Appalaches (18,0). Les régions de Montréal (11,8), Laval (11,2) et de la Montérégie (12,5) présentaient un taux inférieur au reste du Québec.

«Construire une société plus solidaire, inclusive et soucieuse des gens vulnérables est un moyen d’agir pour prévenir le suicide. Multiplier les liens entre les individus, les occasions de se connaître et de s’entraider, aussi», explique Laure Waridel, éco-sociologue et porte-parole de la 24e Semaine de prévention du suicide.

«Au-delà des moyens mis en œuvre par notre réseau et par ses partenaires, chacun peut faire sa part pour contrer ce phénomène, notamment en se montrant attentif aux signes de détresse dans son entourage personnel ou professionnel et en incitant les personnes à risque à demander de l’aide», Réjean Hébert, ministre de la santé.

Source: Données de l’Institut national de santé publique du Québec

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