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MONTRÉAL – Les gens qui souffrent d’hypertension artérielle auraient avantage à être identifiés et traités très tôt, dès l’âge de 18 ans, pour empêcher des conséquences néfastes plus tard, affirment des chercheurs américains.

Cette étude d’une durée de 25 ans, la première en son genre, a été réalisée par des scientifiques de la faculté de médecine de l’université Northwestern.

L’auteure principale de l’étude, Norrina Allen, a expliqué qu’on ne peut plus attendre à l’âge moyen pour commencer à combattre l’hypertension. Si on peut prévenir le problème très tôt, a-t-elle ajouté, on réduira les risques de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral plus tard.

Un autre auteur, le docteur Donald Lloyd-Jones, a quant à lui souligné que les dommages causés par l’hypertension sont habituellement irréversibles. Cela peut notamment se traduire par un durcissement des artères et par une hausse du risque de crise cardiaque, d’où l’importance de s’attaquer à la prévention et au traitement dès que possible.

Cette étude a été réalisée à partir de 4681 sujets qui étaient âgés de 18 à 25 ans entre 1985 et 1986, et qui ont été suivis pendant 25 ans. Le groupe le plus à risque présentait une pression artérielle plus élevée que ses pairs à l’âge de 18 ans, ce qui avait tendance à se transformer en hypertension à l’âge moyen. Ces sujets étaient ensuite quatre fois plus susceptibles de présenter un durcissement des artères.

Environ 22 pour cent des adultes canadiens souffrent d’hypertension, selon Statistique Canada, mais 17 pour cent de ceux-ci n’en savent rien. Le problème peut être combattu en adoptant de meilleures habitudes de vie ou, au besoin, avec de la médication.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans la Journal of the American Medical Association.

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