MONTRÉAL – Une exposition quotidienne à de très faibles doses de bisphénol A interfère avec le développement du foetus chez les primates, préviennent des chercheurs de l’Université du Missouri.

L’étude a porté sur des macaques rhésus et leur foetus, qui sont considérés comme étant très similaires aux humains.

Les scientifiques ont constaté des effets négatifs importants dans les glandes mammaires, les ovaires, le cerveau, l’utérus, les poumons et les tissus cardiaques, lorsqu’on comparaît des femelles exposées au produit chimique aux femelles qui n’avaient pas été exposées.

Les chercheurs affirment que les femelles avaient été exposées quotidiennement à des doses de bisphénol A nettement inférieures aux niveaux auxquels les humains sont exposés.

Des études précédentes avaient démontré que le bisphénol A interfère avec l’oestrogène, l’androgène et les hormones de la glande thyroïde. Il a été associé à de nombreux problèmes reproductifs et immunitaires, ainsi qu’au cancer, chez les souris.

Le bisphénol A se retrouve dans une multitude de produits de consommation, comme les contenants et les implants dentaires.

Le gouvernement fédéral canadien a ajouté le bisphénol A à la liste de ses produits toxiques en 2010. La fabrication, l’importation, la publicité et la vente des biberons de polycarbonate contenant le produit sont maintenant illégales au Canada, mais la substance se retrouve toujours ailleurs. Ottawa affirme que l’exposition quotidienne des consommateurs est plus faible qu’on ne le croyait auparavant et qu’elle ne présente aucun risque pour la santé.

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