Il est urgent d’agir pour sauver le système de santé public du Québec. C’est ce qui a motivé les parties patronales et syndicales à s’associer pour la première fois pour organiser un événement de réflexion qui réunira pratiquement l’ensemble des acteurs du milieu de la santé.

Lundi prochain, plus de 400 membres d’ordres professionnels, de groupes communautaires et de diverses associations du milieu de la santé participeront à Laval au premier rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux, à l’invitation de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de l’Association québécoise d’établissement de santé et de services sociaux (AQESSS).

«La situation des finances publiques appellent à un tel exercice», a jugé Diane Lavallée, directrice générale de l’AQESSS. L’association a évalué que dans l’état actuel des choses, une augmentation de 4,3% du budget alloué à la santé serait nécessaire pour maintenir les services actuels à la population, alors que la santé occupe déjà plus de 40% du budget de l’État. «Si on augmente de 4% chaque année, la santé va finir par accaparer 75% du budget, a souligné Mme Lavallée. Il est donc urgent de réorganiser nos façons de faire pour qu’on continue à donner nos services tout en freinant l’augmentation des coûts.»

Sur cette voie, de nombreux défis attendent le milieu de la santé. C’est à l’identification de ces défis que se consacreront les participants au rendez-vous. La CSN et l’AQESSS s’entendent déjà pour dire que l’un des plus grands défis sera d’améliorer l’accès aux services de première ligne, comme à un médecin de famille. Ces associations veulent aussi éviter un glissement vers la privatisation des services publics.

Une deuxième rencontre aura lieu en décembre afin de proposer cette fois des solutions aux décideurs.

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